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21 juillet 2026 · Sénat · hémicycle Séance
Or nous savons tous que la raison première de cette colère agricole est la trop faible rémunération du travail dans ce secteur. En effet, nos paysans ne demandent rien d’autre, au fond, que de pouvoir vivre de leur travail. Après l’examen en première lecture du projet de loi à l’Assemblée nationale, puis au Sénat, nous voilà en présence d’un texte issu des travaux d’une commission mixte paritaire. Or à quelques variantes près, il s’agit de celui qui a été voté dans cet hémicycle par la majorité sénatoriale. De plus en plus souvent, l’instance légale qu’est la commission mixte paritaire est en effet instrumentalisée pour imposer un texte. Dans le cas particulier de ce projet de loi agricole, on ne peut pas dire qu’il y ait eu véritablement recherche de conciliation sur un texte commun. En vérité, on a fait monter les enchères le plus haut possible, en faisant le pari qu’il est toujours plus facile d’imposer à une instance composée de 14 élus des dispositions que n’accepteraient peut-être pas les 925 parlementaires que compte notre République.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

C’est déplorable ! Il est impensable que la politique agricole soit décidée ainsi, avec des œillères, dans un coin, au mépris de l’intérêt général. En conséquence, le groupe socialiste votera contre ce texte. (Applaudissements sur les travées des groupes SER, CRCE-K et GEST.)
La parole est à M. Gérard Lahellec, pour le groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste – Kanaky.
Monsieur le président, madame, monsieur les ministres, mes chers collègues, ce projet de loi d’urgence agricole annoncé par M. le Premier ministre était motivé par le souci de répondre à la colère paysanne, qui s’est exprimée à la fin de l’année 2025 et au début de l’année 2026.
En 2024, aussi !
(La prise de parole ci-dessus)
rapporteur. N’importe quoi !
Dans le texte initial de ce projet de loi, le Gouvernement n’avait pas prévu de réintroduire les dispositions de la loi du 11 août 2025 visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur, dite loi Duplomb, censurées par le Conseil constitutionnel . Ce même gouvernement préconisait même le recours à... Lire ▸
rapporteur. C’est son droit !
C’est son droit, en effet. Reste que, dans l’opinion publique, le clivage s’opère désormais sur une base réductrice, opposant ceux qui défendraient une certaine agriculture préconisant le retour à l’usage de l’acétamipride, d’un côté, et ceux qui y seraient opposés, de l’autre. Dans un tel contexte, la question... Lire ▸