Il y a dix ans, Michel Rocard nous quittait. À gauche, il incarnait une audace visionnaire, une exigence de vérité, un réalisme fécond pour l’espérance. Je l’ai découvert à la fin de sa vie, trop tard sans doute, et j’ai éprouvé pour lui une sincère affection. Je me souviens de notre voyage en Corse, à l’été 2015, et de notre complicité dans la lumière dorée de cette île qu’il aimait tant. Comme toutes les grandes consciences, il manque à sa famille de pensée, et aux siens.