Le Défenseur des droits n'a pas été créé pour défendre les fraudeurs. Le Défenseur des droits vient de publier un rapport sur « la lutte contre la fraude aux prestations sociales, à l'ère de son industrialisation ». Ce rapport pointe du doigt le travail de contrôle réalisé par les organismes sociaux. Il propose notamment « d'encadrer le recours aux algorithmes afin de prévenir les discriminations et le surcontrôle de certains publics ». Ce rapport est injustifiable. La lutte implacable contre la fraude est d’abord une exigence de justice. Faire peser sur elle le soupçon de discrimination, c'est délégitimer ce combat au détriment des honnêtes gens, ceux qui travaillent dur et qui cotisent. Je refuse que les travailleurs payent pour les profiteurs. Au-delà, ce rapport illustre, une fois encore, les dérives de certaines autorités administratives indépendantes, dont les visées idéologiques s'éloignent de leur mission initiale de neutralité et de protection des Français. L'administration française ne peut pas, par idéologie, laisser passer le train de l'intelligence artificielle. Celle-ci est une chance historique : elle permet de traiter des volumes massifs de données avec une rapidité et une précision qu'aucun contrôle humain ne pourrait égaler à cette échelle. Elle objectivise les décisions, réduit les angles morts et limite les erreurs. Refuser ces outils c'est choisir délibérément l'inefficacité et, in fine, laisser prospérer la fraude au détriment des contribuables et des véritables ayants droit. Si je suis élu président de la République, je lancerai un examen approfondi des conditions d’exercice des missions qui sont confiées aux autorités administratives indépendantes. Elles devront, comme toute administration, rester au service des Français et de la démocratie. https://t.co/560P759ugY