Aujourd’hui, Emmanuel Macron s’en est pris à ceux qui, comme moi, sont partisans de la fermeté avec l’Algérie, en évoquant notamment les lourdeurs administratives pour les médecins étrangers. Je veux lui répondre calmement mais fermement : ce faux prétexte ne vise qu’à dissimuler les vrais problèmes. Le problème, ce ne sont pas les médecins algériens mais les centaines d’OQTF dangereux qui n’ont plus rien à faire en France, et que le régime d’Alger refuse de reprendre, contrairement aux accords de 1994 que l’Algérie ne respecte toujours pas. Le problème, ce sont aussi les barbouzeries de ce régime sur notre propre sol, et la détention totalement arbitraire du journaliste Christophe Gleizes. Le problème, c’est aussi la condamnation d’un écrivain français, prix Goncourt, Kamel Daoud, qui n’a d’ailleurs à ma stupéfaction suscité aucune réaction du Président de la République. Le problème, ce sont également les accords de 1968, qui offrent des privilèges exorbitants avec l’argent des contribuables français, alors même que le régime algérien s’exonère de ses obligations pour reprendre ses clandestins. Ce sont tous ces problèmes, qui engagent la sécurité des Français et la souveraineté de la France, que l’Elysée n’a jamais voulu affronter en face, à travers une politique de fermeté. Je le redis une nouvelle fois : avec le régime d’Alger, la politique des bons sentiments est condamnée à l’échec, et aucune douleur de l’histoire ne donne le droit à ses dirigeants d’humilier et d’insulter la France. Affronter les vrais problèmes, avoir le courage de la fermeté, pour que les Français soient protégés et la France respectée : c’est cela le rôle d’un Président de la République.