C’est avec une immense tristesse que j’ai appris le décès d’Edouard Balladur, figure du gaullisme et ancien premier ministre de la France. Attaché à ses convictions de droite et libérales autant qu’à une forme de modération dans leur expression, il était étranger aux dérives actuelles de la politique, où l’anathème a remplacé le débat, l’insulte l’argument, la démagogie le sérieux. Cherchant à convaincre et jamais à séduire, il était de ces hommes politiques qui se font une haute opinion des électeurs parce qu’ils se font une noble idée de la France.