Si l’État a été humilié, c’est parce que ses chefs ont failli, à commencer par le chef de l’État. Un chef soutient ses troupes, il ne les désarme pas. Les policiers et les gendarmes ne sont pas des animateurs socioculturels. On ne peut pas piloter le maintien de l’ordre par la peur, l’émotion ou la panique. Le pouvoir doit assumer l’usage de la force légitime. Monsieur le Premier ministre, ça suffit : décrétez l’état d’urgence et donnez aux préfets et aux forces de l’ordre les moyens de protéger les Français.