Incapable de gagner par les urnes, le bloc central veut l'emporter par la censure. Des sénateurs LR, PS et macroniste proposent de surveiller les « ingérences intérieures », autrement dit de garder un contrôle permanent sur l'information, par peur que les réseaux sociaux deviennent une arme contre la bien-pensance. Mais depuis quand des opinions, des associations, des think tanks, des partis politiques ou des citoyens deviennent suspects parce qu'ils cherchent à convaincre ? Dans une démocratie, le débat d'idées n'est pas une menace, c'est son fondement. Pourtant, ce rapport propose une surveillance renforcée des sujets sensibles comme le climat ou la santé, de classer des contenus par niveau de risque, que l'Arcom suspende des contenus avec l'aval de Bruxelles en période électorale, de créer un Observatoire des ingérences intérieures, etc... Dans un Etat de droit, une organisation administrative ne peut pas choisir ce qui est vrai ou non, ce qui mérite d'être diffusé ou non. Le politiquement correct sévit déjà assez dans notre pays. C'est une véritable HONTE pour notre démocratie et une grave atteinte à la liberté d'expression.