Un maraîcher breton jette 400 tonnes de salades par semaine. Trop petites. Hors calibre. Invendables. Voilà le bilan d’un système qui préfère la norme à la nourriture, la grande distribution au paysan, et l’importation à la production française. On parle de souveraineté alimentaire dans les discours. Sur le terrain, on enterre des récoltes comestibles. Il faut assouplir les calibres, payer le producteur au juste prix et relocaliser vraiment. Sinon, demain, nous mangerons ce que d’autres voudront bien nous vendre.