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Edouard Philippe

2026-08-09 16:08 original

Les derniers chiffres du chômage ne sont pas bons. Et pourtant, faire baisser le chômage n’est pas une énigme. C’est une affaire de détermination, de cohérence et de bon sens. C’est surtout la première des politiques sociales que la France doit mener. Le chemin est clair : retrouver d’urgence une politique de l’offre ambitieuse et assumée, et gagner la bataille des compétences. C’est ce que nous avons fait entre 2017 et 2020 et les résultats étaient au rendez-vous. Une politique de l’offre et la priorité à l’apprentissage ! Ce n’est pas une théorie : ça marche ! Jamais la France n’a eu alors un chômage si bas dans les deux dernières décennies… Il faut des entreprises et des chefs d’entreprises qui vont bien. Des entreprises qui ont confiance, qui investissent et qui recrutent. Il faut des salariés respectés dont les compétences correspondent aux besoins du marché, et des demandeurs d’emploi encouragés, mieux accompagnés et orientés. Donnons enfin aux entreprises de la stabilité sur les cinq prochaines années, de la liberté et des perspectives, et continuons d’investir dans les compétences. Les chiffres du chômage des jeunes sont particulièrement alarmants : plus d’un jeune actif sur cinq est au chômage. C’est une aberration. À l’âge où ils devraient gagner leur indépendance et construire leur avenir, trop de jeunes restent sans emploi et sans revenu. Quel espoir leur donnons-nous ? Près d’un lycéen sur trois est en lycée professionnel : faisons-en une véritable voie vers l’emploi. Nous investissons beaucoup dans l’apprentissage : orientons mieux cet argent vers les métiers en tension et les secteurs d’avenir, comme la réindustrialisation ou la transition énergétique. Préparons aussi nos jeunes aux bouleversements du travail provoqués par l’IA. Nos dépenses de formation doivent être largement réorientées. Quand on crée les conditions de l’emploi, le chômage recule. Quand on fait l’inverse, il augmente. Les chiffres publiés il y a quelques jours sont un avertissement. Il n’y a aucune malédiction française en matière de chômage. Il faut redonner goût au travail, redonner du sens au travail et redonner un intérêt à travailler. On peut y arriver. On va y arriver. Il suffit de croire en nous.