Pour ma première journée à Mayotte, j’ai voulu rencontrer à Pamandzi les agents en première ligne face aux arrivées clandestines. Leur engagement est exemplaire, mais ils ne peuvent pas mener seuls ce combat. L’État doit leur donner les moyens d’agir. Mayotte est en situation de saturation migratoire. Ça ne peut plus durer. Je prends trois engagements devant les Mahorais : 1/ Fermer les vannes de l’immigration, avec un moratoire pendant tout le quinquennat sur les nouvelles demandes d’asile, le droit du sol et l’immigration familiale. Il ne faut plus réduire l’appel d’air. Il faut le stopper. 2/ Accélérer les éloignements, en installant le premier centre français de retour en Afrique de l’Est et en utilisant tous les leviers pour obtenir la coopération des Comores. Une décision d’éloignement prise doit être exécutée. 3/ Reprendre la maîtrise de nos frontières maritimes, avec une seconde base navale dans le nord de l’île et deux fois plus de patrouilleurs et de radars. Je veux être très clair : reprendre le contrôle de l’immigration n’est pas une fin en soi. C’est la condition pour que l’État puisse de nouveau agir et tenir ses promesses.