L’attaque de drone contre un train civil reliant l’Ukraine à la Pologne survient après l’attentat manqué de Leipzig. Elle prouve une fois de plus que Vladimir Poutine se croit tout permis, dans le registre des dommages de guerre et des provocations. L’Europe ne doit pas se laisser impressionner et elle doit rester unie dans une réponse ferme, seule de nature à faire comprendre à la Russie qu’elle ne doit pas aller plus loin. Il est temps pour l’Europe de renforcer les sanctions et leur mise en œuvre et d’accroître l’aide à la résistance de l’Ukraine. Deux pistes n’ont pas encore été explorées et méritent de l’être : l’utilisation des avoirs russes gelés, afin que la Russie paye pour les crimes qu’elle commet ; et la protection du ciel ukrainien, pour éviter les morts civils, sans devenir nous-mêmes belligérants. C’est par la fermeté et non la complaisance que l’on forcera la Russie à prendre le chemin de la paix.