Ce matin à Marseille, j'ai échangé avec des lycéens. Ils m'ont parlé de leur quotidien : l'état de leurs établissements, des emplois du temps trop lourds, des blocus qui perturbent leurs cours. Et de leur avenir, de leurs inquiétudes, de ce qu'ils attendent de nous. Leur colère, je la prends au sérieux. Le climat, l'intelligence artificielle, la guerre revenue en Europe, le défi démographique : toutes ces ruptures frappent d'abord leur génération. Et soyons honnêtes : nos politiques publiques sacrifient trop souvent la jeunesse. Quand il faut faire des économies, on coupe dans l'apprentissage plutôt qu'ailleurs. Pendant ce temps, le débat public s'enlise sur les retraites. Je veux que l'intérêt de nos enfants devienne la boussole du prochain quinquennat. Cela commence par une école exigeante, qui prépare vraiment à l'avenir.