400 000. C’est le nombre d’enfants victimes d'inceste, de violences ou de négligences graves qui sont aujourd’hui concernés par des procédures d’assistance éducative ou de protection de l’enfance. Retrait de l’autorité parentale, placement d’un enfant, séparation de fratrie, aide éducative à domicile … Au cours de ces procédures, les décisions rendues par le juge sont d’une importance vitale pour l’enfant. Pourtant, l’accompagnement par un avocat reste exceptionnel : c’est au juge des enfants d’estimer si leur discernement est suffisant et si leur intérêt supérieur l’exige. Avec ma collègue Ayda Hadizadeh, les socialistes proposent de changer la loi et d’assurer le droit de chaque enfant à bénéficier d’un avocat quel que soit leur âge, leur degré de discernement, et ce, dès qu’ils sont concernés par une mesure d’assistance éducative. Notre proposition de loi vient d'être adoptée de manière définitive ! Nous avons ensuite rencontré les associations qui se battent depuis des années pour faire adopter cette mesure, bravo à elles pour ce succès !