Samedi 24 octobre, des groupuscules d’extrême droite s’en sont pris à des manifestant·es pacifiques dans au moins une dizaine de villes. Ces violences étaient annoncées, et le ministre lui-même fait état de 150 manifestant·es blessé·es. J’ai écrit au ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, pour lui demander un bilan public ville par ville, des explications sur la façon dont ces groupes, pour la plupart connus des services de renseignement, ont pu approcher les cortèges sans être, semble-t-il inquiétés par la police, et les mesures concrètes qu’il compte prendre avant la prochaine mobilisation. Le droit de manifester n’est pas négociable. Il appartient à l’État de garantir que nul ne soit frappé dans la rue pour avoir exprimé pacifiquement ses opinions.