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François Ruffin

2026-09-07 22:02 original

Olivier Faure se dit, ce matin sur RMC, favorable à une primaire de « Ruffin à Glucksmann ». Ce cirque dure depuis maintenant un an et demi. J’ai poliment acquiescé, accepté que mon nom serve de caution. Parce que je souhaitais sincèrement l’unité, et le débordement via cette grande primaire « de Poutou à Hollande ». Mais que les choses soient dites, maintenant. Pourquoi n’aura-t-elle pas lieu ? Parce qu’ils ont peur. Ils tremblent. Quatre sondages ont été commandés, en début d’année, officieusement, sur une possible primaire. Chaque fois, j’étais donné gagnant. Et dans la foulée, en moins de quinze jours, nous avons rassemblé plus de 100.000 signatures pour « Nous président ». Alors, pourquoi il n’y a pas de grande primaire ? Parce que les socialistes, parce que Raphaël Glucksmann, savaient qu’il la perdait. Du coup, ils ont inventé leur petite primaire. « Chiche ! », nous avons dit. Même sur leur terrain, même avec leurs adhérents, même avec le suffrage censitaire, nous étions prêts à participer. Parce que, nous faisons toujours le pari de l’unité, et du débordement. Parce que nous avons confiance dans les militants. Mais alors, les apparatchiks, et notamment de Place publique, ont verrouillé la porte, l’ont blindée, ont posé des mines derrière. « Surtout pas Ruffin ! » Maintenant, quoi ? Olivier Faure propose, à nouveau, une primaire de « Ruffin à Glucksmann » et un coût de participation de deux euros. Pour moi, c’est oui. Et toi, @rglucks1, que réponds-tu ? Pas dans des off de presse, en envoyant tes soldats déminer. Publiquement, frontalement. Je te propose même un débat, pour que tu t’en expliques, de ça et de tes choix. Il y a bien une chaîne que ça intéresserait, non ? Depuis dix ans, notre conviction n’a pas bougé : les socialistes avec les socialistes, les insoumis avec les insoumis, les communistes avec les communistes, les écologistes avec les écologistes, chacun dans son « espace », dans son « périmètre », c’est mortifère, c’est l’assurance de la défaite. Ouvrir un chemin d’espoir et de victoire, c’est sortir de son couloir. Ce sont nos campagnes qui, aux législatives dans la Somme, ont rassemblé très largement, et nous avons vaincu trois fois le RN. C’est l’appel au « Front populaire » un soir de dissolution, qui soulève de l’envie, de l’énergie. C’est la primaire pour rassembler et déborder. Et ce sera, demain, peut-être, « le gang des renifleurs », « la ligue des dérailleurs », « le Conseil national de l’espérance », avec qui le veut bien. Nous avons besoin d’audace, de risque, et pas de petits calculateurs, pas de petits tacticiens politiciens, pour faire dérailler le train de la fatalité, le train qui emmène Marine Le Pen à l’Elysée. « Il faut essayer quelque chose, disait Roosevelt. Le peuple ne nous en voudra pas d’avoir échoué, mais il nous en voudra de ne pas avoir essayé. »