Les prix de l’essence retrouvent leurs pics de début d’année, à 2,20€, 2,30€ le litre. Face au marché, l’Etat doit retrouver son rôle de régulateur, de stabilisateur, entre les compagnies pétrolières, les raffineurs, les distributeurs, et les salariés, les conducteurs, les Français : 1. Contrôler les prix et les marges. On l’a fait pendant les Trente glorieuses, jusqu’en 1986, sans pénurie et sans apocalypse. 2. Taxer les surprofits. Les marges des raffineurs ont quadruplé, il est scandaleux que du gras soit fait sur le dos des Français en souffrance. 3. Mettre en place une TIPP flottante. Quand le prix du pétrole monte, on baisse la taxe ; quand il baisse, on la remonte. Et, bien sûr, la priorité, c’est l’indexation des salaires sur l’inflation, parce qu’il n’y a pas que l’essence qui coûte cher. L’hiver approche, il faut remplir les cuves à fioul, à 1,53 €/L. On est gentil, on ne demande même pas l’indexation sur les dividendes des entreprises pétrolières !