Il y a tant à « faire ensemble ». Les défis à affronter, pour la France, sont nombreux : le défi productif, le défi démographique, et surtout, le plus gigantesque des défis, à la fois pour les Français et pour l’humanité, le défi écologique. Qui suppose d’à peu près tout transformer : les logements, les déplacements, l’industrie, l’énergie, la culture, l’agriculture, l’éducation, l’hôpital, le social, etc. Et à chaque fois, ces transformations reposent sur quoi ? Sur du travail. En finir avec les cinq millions de passoires thermiques ? C’est du travail. Bâtir un atelier de réparation, d’informatique, d’électronique, de mécanique, un par quartier et un par canton ? C’est du travail. Des champs avec moins d’intrants, moins de chimie, moins de pesticides ? C’est du travail. Remettre les marchandises sur les rails ? C’est du travail. Mais un travail qui, à l’inverse des quarante dernières années, doit être respecté, valorisé. Et non écrasé par le Capital. Notre méthode, face à ce défi, c’est le travaillisme écologique. Notre modèle, c’est ce qu’a fait le président américain Roosevelt. Dès 1942, engagé dans la guerre contre le Japon fasciste et l’Allemagne nazie, lui canalise tous les capitaux, la main-d’œuvre, les talents, les énergies des États-Unis en une direction : remporter la guerre. Nous devons aujourd’hui opérer le même basculement, la même mobilisation générale face au réchauffement climatique, face au défi écologique. Notre modèle, c’est aussi l’après-guerre et sa reconstruction, quand les travailleurs, des ouvriers aux ingénieurs, remettaient leur pays debout, rebâtissaient les ponts, les routes, les habitations, quand les paysans retrouvaient la souveraineté alimentaire, quand les ministres et les travailleurs faisaient de notre pays une puissance industrielle, énergétique, militaire, quand en même temps on instaurait les retraites et la Sécurité sociale. C’était une œuvre matérielle. C’était une œuvre spirituelle, aussi : effacer la honte de l’étrange défaite, retrouver de la fierté. Un tiers de tout ce qui vit sur terre, dans les airs, sous terre, a disparu en une génération, la mienne, la nôtre. C’est une guerre contre le vivant qui est menée. Elle doit cesser. Et nous devons passer à la « reconstruction écologique », qui ne se fera pas toute seule, qui suppose du travail, une masse de travail. Ce sont les douze travaux d’Hercule que doit accomplir l’Humanité. « Nous Président ! », ce n’est pas vivre ensemble, les uns à côté des autres, en statique. C’est faire ensemble, tous ensemble. C’est une nation qui se retrousse les manches pour ses enfants, pour ses lendemains, pour l’air qu’elle respire et l’eau qu’elle boit, pour vivre pleinement, non seulement dans un monde habitable, mais dans un monde meilleur : en 2032, on vit mieux ! "Face au chantier du siècle : Pour un travaillisme écologique", notre nouveau cahier de campagne à retrouver sur https://t.co/8RsTn5XTkS