Au CHU de Montpellier, les salariés du nettoyage sont en grève depuis... deux mois ! Pour des augmentations de salaire, pour un 13e mois. Pour du bon sens et de la décence : "On veut juste pouvoir vivre dignement de notre travail !" Je serai demain, à 10h30, à leur côté pour leur apporter tout mon soutien.
François Ruffin
Candidat à l'élection présidentielle, président de @debout_fr ! Rejoignez-nous sur https://t.co/V0HRK00eRd
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« Il faudra se rappeler que notre pays tout entier repose aujourd’hui sur ces hommes et ces femmes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal », Emmanuel Macron, le 13 avril 2020, au coeur de la crise Covid.
Suppression de l'aide médicale d'Etat, honte humaine et folie sanitaire. Aucune régularisation des travailleurs qui font tourner des pans entiers de l'économie du pays. A qui, en passant et malgré leur cotisation, on supprime l'accès aux prestations sociales. Un service "France Asile" qui sert... à expulser. Remise en cause du droit du sol, héritage républicain de 1789. Darmanin "heureux" : le Sénat va voter le texte qu'il n'osait pas écrire. A l'Assemblée, nous l'affronterons.
Il existe encore une parole sensée dans la droite française. Merci @AurelienPradie
En rentrant de Strasbourg, hier soir, je suis allé voir La Fiancée du poète. De la tendresse, de la chaleur, de la générosité. J’y ai retrouvé la gauche, la belle, la rebelle, au ciné, sur grand écran. Quand notre gauche ne porte plus que de la mesquinerie, que l'aigreur de Twitter. Yolande Moreau présidente !
Il y a 8 ans, les terroristes de Daech frappaient notre pays, en plein coeur de Paris, et ôtaient lâchement la vie à 131 de nos concitoyens. En ce 13 novembre, nos pensées vont à leurs familles et leurs proches. Nous ne les oublions pas.
Crédit photos : Jules Gross.
Moment de fraternité à Strasbourg ce matin. Pour passer un message clair et fort : l’antisémitisme, comme tous les racismes, n'a pas sa place en République. https://t.co/seZMnRroSu
Enorme manifestation pour la paix aujourd'hui à Paris. Les opinions publiques mondiales font bouger les lignes. En France, enfin, Emmanuel Macron « exhorte le gouvernement israélien à un cessez-le-feu », continuons ! https://t.co/Sis2RlzIfQ
11 novembre : cessez-le-feu, du front de la Somme à Gaza ! Il y a 105 ans, à 11 h, ici dans la Somme et partout dans le pays, ce cri de joie résonnait : « cessez-le-feu ! » « A 10 heures 45, raconte un soldat, le commandant de Menditte, les obus tombaient encore sur le village. A 10 heures 57, la mitrailleuse tirait encore. Et rien que cette matinée de guerre fera encore dix mille morts, jusqu’à l’ultime minute des hommes mourront au front. Mais à 11 heures, poursuit le commandant, un de mes clairons sonne “ Cessez le feu ”. Les autres clairons répètent. La Marseillaise monte dans le lointain. Des cris de joie, et les cris plus éloignés des Allemands qui sortent de leurs trous et veulent fraterniser. Quelle joie et quelle émotion ! » Quelle joie et quelle émotion, oui. Mais dans notre Picardie, aussi, que de désolation ! Les villages sont en miettes, les fermes à l’abandon, les églises, les écoles, les mairies, ne sont plus que des ruines. Nos terres sont minées, pleines de bombes et de ferraille, des tonnes d’acier sous nos pieds. Les paysages, tellement bombardés, en sont redessinés, avec des trous et des vallons. Avec de nouveaux champs, également, qui vont pousser sur nos plaines : des champs de croix, des champs de tombes, des tombes de soldats français et de soldats allemands, des tombes de soldats canadiens et de soldats chinois, des tombes de soldats anglais et de soldats indiens. Car c’est le monde entier qui s’est donné rendez-vous, chez nous, qui fut convié à cette gigantesque tuerie. Aujourd’hui, c’est à cinq mille kilomètres d’ici que pleuvent des bombes. Des bombes qui tombent sur des hôpitaux, sur des écoles, sur des centres de l’Onu. Des bombes qui tuent des soignants, des enseignants, des innocents. Des bombent qui tuent des milliers d’enfants. Des bombes qui arrachent des bras, qui arrachent des jambes. Des bombes qui répandent le sang et la mort. Des bombes qui répandent aussi, et partout dans le monde, la colère et la haine, qui demain porteront d’autres bombes. Cette histoire, faite de tragédies et de revanches, faite de guerre et de misère, cette histoire notre pays la connaît bien, la connaît trop. La France doit parler d’une voix franche et claire : contre l’antisémitisme, évidemment, contre tous les racismes. Et aussi : cessez-le-feu. Cessez-le-feu. Cessez-le-feu. La France doit le porter comme une obsession, du matin au soir et du soir au matin, de Tel Aviv à Bruxelles, de Ramallah à New-York, avec des résolutions à l’Onu en son nom : cessez-le-feu. Cessez-le-feu immédiat. Cessez-le-feu à Gaza.
Emmanuel Macron n'emportera pas la communauté internationale avec de timides appels à "oeuvrer pour un cessez-le-feu". Le massacre à Gaza sur des civils, femmes, enfants, journalistes nécessite une position de justice : le cessez-le-feu immédiat. Parce que chaque vie compte. Parce qu'une vie vaut une vie, parce que les larmes d'une mère palestinienne valent les larmes d'une mère israélienne. C'est un principe moral autant que géopolitique. Voilà le message des marches contre la guerre, ce samedi, partout en France.
Dans le métro sur le retour du plateau de L'Evénement sur France 2 : direction l’Assemblée pour voter la motion de censure après un énième 49.3 ! https://t.co/eLydd3MnjF
Il n'y a pas de drame plus terrible que de perdre un enfant. Et, oui, Madame Le Pen, je propose un service public de l'intégration. Parce que je ne veux pas confondre un assassin, radicalisé, qui aurait dû être expulsé et Ibrahima, ouvrier dans la logistique qui devrait être régularisé. Ne pas les confondre, c’est justement éviter que les services de police, de justice, de renseignement perdent en efficacité, ne soient noyés sous les dossiers. #Levenement
On est les champions d'Europe de la distribution d’OQTF. On épuise des honnêtes gens qui ne représentent aucune menace. On épuise les agents dans la police, dans la justice qui croulent sous la paperasse. Il faut passer de l'arrosage au ciblage. #Levenement https://t.co/0PmtlFf9xq
"Levez-vous à 3h du matin pour venir voir qui nettoie le Sénat et l'Assemblée nationale où vous travaillez." Merci, Ibrahima, de rappeler que ce sont les travailleurs, avec ou sans-papiers, qui tiennent ce pays debout. #Levenement https://t.co/S4MIc7V8ir
Dans mon quartier, c'est un travailleur sans papier qui tient la boulangerie. C'est un patron qui voulait embaucher son apprenti, étranger, et qui n'a pas pu. Je suis pour que tous les travailleurs qui sont sur le territoire français soient régularisés. Pour qu'ils puissent travailler, participer à l'effort collectif. Et pour qu'ils puissent vivre dignement de leur travail. #Levenement
Jordan Bardella ne s'intéresse au sort des travailleurs que pour taper sur les étrangers. Quand on se bagarre pour l'indexation des salaires sur l'inflation ? Il n'y a pas Jordan Bardella. Quand on se bagarre pour les femmes de ménage à l'Assemblée ? Le RN n'est pas là. Quand je me bagarre pour les auxiliaires de vie, il est où Jordan Bardella ? A la place d'opposer la France des tours et la France des bourgs, voilà l’immense commun qui les rassemble : améliorer leur statut, leur revenu. #Levenement
Ce qu'il nous faut c'est une vision, un projet pour notre pays : un vrai service public d'intégration. Par la langue. Par le travail. Sinon quoi ? Sinon on laisse des milliers de gens dans un trou noir, dans le brouillard, dans la précarité et la souffrance. Alors que face au défi démographique, face au choc climatique, il y a tant à faire ensemble. #Levenement
@FerrerSylvie11 Tout mon soutien Sylvie, c’est honteux !
Dimanche, je marcherai contre l’antisémitisme, contre tous les racismes à Strasbourg, ville de naissance de mon « héros » Maurice Kriegel-Valrimont, résistant communiste face au nazisme. Avec, là-bas, un appel clair des organisateurs : non, le Rassemblement national, l'extrême droite, n'y sont pas les bienvenus.
Félicitations aux Soulèvements de la Terre pour leur pugnacité face à la fusion du tout-répressif et de l'incompétence : Monsieur Gérald Darmanin.
Retrouvez-moi dans L'événement, ce soir, sur France 2. Rendez-vous à partir de 20h40 ! #Levenement https://t.co/hsHXREFChO
Charles Piaget, un héritage d'humanité https://t.co/dUhDyQsk94
Charles Piaget, leader des Lip, figure du mouvement ouvrier, sera enterré ce vendredi à Besançon. Et je suis doublement triste : invité, je ne pourrai pas m’y rendre. Ce vendredi, je serai dans ma ville, à Amiens, avec les salariés de Metex. Je les ai rencontrés, ce printemps, sur un piquet devant leur usine. Syndicats unis, CFDT en tête, ils faisaient grève pour des avantages perdus, mais surtout pour un dialogue rompu avec leur direction, un sentiment de distance, d’ordres qui tombaient de haut, de loin, et qui les écrasaient, les méprisaient. Depuis, leurs directeurs, leur PDG, sont autour de la table, pour des discussions parfois rugueuses, mais franches. Je vais le dire avec grandiloquence, tant pis : ce vendredi, à notre manière, sur notre zone industrielle picarde, nous maintiendrons la mémoire de Charles Piaget, son souvenir vivants, avec des ouvriers qui ne baissent pas la tête. Samir Benhyahya et ses collègues syndiqués de Métex sont les héritiers de Charles, sans le savoir. J’en suis un héritier, en le sachant. Lorsque je l’ai rencontré, pour la première fois, micro en main il y a près de vingt ans, les Lip étaient déjà une légende pour moi, et Charles Piaget un héros. Durant une journée, me baladant dans le quartier de Palante, il m’a raconté le conflit, ses peines et ses joies, leurs succès et leurs échecs. Au-delà du récit, ce qui m’a frappé, c’est sa modestie. Pas de grands discours, pas de grandes envolées, pas de grandes colères, pas de grands « moi moi moi », au contraire : tout à taille humaine, s’adressant au jeunot que j’étais comme à un égal. Le soir venu, alors que je l’invitais au restau, il m’a offert un bol de riz chez lui, sans doute son repas ordinaire. (J’ai re-mangé derrière.) Je l’ai recroisé, ensuite, à l’occasion, au sommet des Glières, à des rencontres sur les luttes ouvrières, à mes films en avant-première. Je l’ai embarqué, aussi, dans une petite aventure, quand les salariés d’Ecopla, près de Grenoble, ont tenté de reprendre leur usine en Scoop. Malgré son âge et sa fatigue, aussitôt, il a répondu présent, se déplaçant, guidant de ses conseils, toujours calmement, toujours modestement. Je ne le croisais pas souvent, mais pour moi comme pour tant d’autres, j’imagine, c’était rassurant, à travers les embrouilles du présent, à travers les incertitudes, les inquiétudes, quand on s’engage sur le chemin incertain de ces combats pour les gens, contre l’argent, quand on rejoue sans cesse David en bleu de travail contre mille Goliath en costume, avec les pièges, avec les chausse-trappes, avec les coups dans le dos, c’était rassurant d’avoir ce repère, cette figure tutélaire, cette part d’histoire. Avec sa sagesse, sa force tranquille. Lors de notre dernière rencontre, il y a deux ans déjà, en 2021, je lui ai proposé de dialoguer avec Frédéric Thomas, un ouvrier des fonderies du Jura, qui souhaitait, lui aussi, avec ses collègues, la reprise de son entreprise en coopérative. Mais ce qui m’a marqué, c’est une anecdote. Devant la presse, devant les caméras, durant le conflit des Lip dans les années 1970, lui n’avait pas pleinement, pas entièrement, transmis les revendications de ses camarades. Aussi, ils l’ont puni, mis au piquet. Un grand meeting devait se tenir, à Besançon, en soutien aux Lip, avec les leaders nationaux de la CGT et de la CFDT. Eh bien, Charles Piaget fut condamné au silence. Ses collègues lui interdirent de prendre la parole. Pour un porte-parole, on imagine la torture ! Un autre jour, il avait boudé : « Puisque c’est comme ça, je reste chez moi. Qu’ils se débrouillent ! Qu’ils fassent sans moi ! » Eh bien, le problème, il souriait, « c’est qu’ils ont fait sans moi ! Ils se sont débrouillés. » Voilà de quoi Charles Piaget témoignait : de la démocratie. De la démocratie dans la cité, de la démocratie dans les entreprises, de la démocratie dans nos syndicats, nos partis. De la puissance, de la force, de l’intelligence que peuvent avoir les gens lorsqu’on leur fait confiance, lorsqu’on leur laisse l’espace, un peu de pouvoir. Avec cette tension, bien sûr, entre l’individu et le collectif, avec des hommes ou des femmes sinon « leaders » du moins moteurs, avec la part d’ego et d’orgueil dans tout cela, orgueil et ego non pas à nier, mais mis service de quoi ? Dans le cas de Charles Piaget, il n’y a pas de doute : il l’a mis au service de plus grand que lui, au service de l’humanité, l’humanité sans majuscule, l’humanité ordinaire, l’humanité dans les ateliers de son usine, l’humanité ensuite des chômeurs, son humanité à lui révélant, accompagnant, l’humanité des autres, et les grandissant tous. A Besançon, ou ailleurs dans nos cœurs, que l’on rende aujourd’hui hommage à Charles Piaget. Mais surtout, que l’on garde son héritage vivant, son héritage d’humanité. Toutes mes condoléances à la famille. Tous mes vœux de courage à ses amis, à ses proches.
« Ce projet de loi immigration ne propose aucune vision de la France, ni de l’immigration pour la France. C’est du bidouillage, du bricolage, pour que Monsieur Darmanin ait sa petite loi et fasse du sous-Sarkozy. Avec des vies humaines derrière, qui trinquent. Alors qu’il y a des défis à relever pour le pays. » Retrouvez mon interview à @libe ! https://t.co/VmjRWdTlrJ