Horrible crime anti-musulman à la mosquée de la Grande Combe. Toutes nos condoléances, tous nos vœux de courage à la famille d'Aboubakar, à ses proches, à ses amis. https://t.co/xao2KAbwln
François Ruffin
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« Ah, vous fréquentez les bistros, M. Ruffin. » Un retraité m'accoste dans un bar à Paris. « Eh bien vous voyez, je viens de Caudry, dans le Nord, près de Cambrai... Et il faut que je monte ici pour avoir un rendez-vous d'ophtalmo ! Sinon c'est plus de six mois d'attente. Heureusement, je travaillais à la SNCF, alors j'ai le train gratuit... » Les déserts médicaux, grande cause populaire, des campagnes à la Seine St Denis.
Bardella veut que son dir'cab soit payé par le Parlement européen. Vraiment, le mec est gonflé. Il leur faut quoi pour comprendre ? À ce rythme de récidive, plus personne ne sera éligible au Rassemblement national. https://t.co/WqBcRcy1nu
« Nous ne pouvons pas acheter notre électricité, au jour le jour, sur le marché. Il nous faut avec EDF un contrat de long terme, de la visibilité, des prix stables. » Rencontre hier avec le syndicat CGT et la direction de Aluminium Dunkerque. En janvier prochain, c'en sera fini de l'Arenh, un prix régulé à 42 € le MW/h. L'État, actionnaire à 100% de EDF, doit permettre l'accès à l'énergie à un coût raisonnable. « La centrale de Gravelines est à dix kilomètres. L'électricité est produite ici, consommée ici, et il faudrait passer par un grand marché européen ? »
Alors, qu'il nous laisse la place. Parce que nous, on comprend. Ça dure depuis quarante ans.
C'est tout l'acier français, toute la sidérurgie européenne qui sont en danger. Il faut, 1, que l'État pèse face à Mittal, entre au capital. 2, que la Commission pose des protections, taxes aux frontières, barrières douanières, face aux importations. Ça ne sert à rien, sinon, de répéter souveraineté.
« Si jamais on tombe, il n’y aura plus d’acier en France. » Soutien à Gaëtan, de la CGT ArcelorMittal Dunkerque, qui participait à notre meeting #NotreFrance. Courage à tous les salariés dans la lutte qui s’engage. Je serai à leurs côtés à 12h30, devant le site de Dunkerque. https://t.co/YzJmBqex9P
À Gaza, en plus des bombes, c'est aussi une bataille du récit qui se déroule. Que les Palestiniens soient privés de récit, sans histoire, sans nom ni prénom, sans individualité, et dès lors sans humanité.
On parle ici de hauts-fourneaux qu’on ne redémarre pas d’un claquement de doigts. L’objectif ? Empêcher la mort d’un savoir-faire, sauver des milliers d’emplois. Même au pays de Thatcher, ils comprennent que l’acier, ça ne peut pas être abandonné aux seuls calculs financiers.
En ce mois d'avril 2025, le gouvernement de Keir Starmer convoque le Parlement pour voter une loi inédite : l'État obtient des pouvoirs extraordinaires et contraint l’entreprise à poursuivre son activité sous peine de sanctions. Pas une nationalisation, mais presque. Et le ministre Jonathan Reynolds ne l’exclut pas si nécessaire.
La preuve par le Royaume-Uni : British Steel, propriété du groupe chinois Jingye, annonce la fermeture de deux hauts-fourneaux : trop cher, pas rentable.
Et en 2024, l’usine est mise sous tutelle. L’État reprend la main pour éviter la faillite et les licenciements massifs. Un fonds de 10 millions est également lancé pour aider les sous-traitants, en attente de la reprise de l’activité.
...en contrepartie d’une promesse d’investir 2,4 milliards. Promesse envolée un an plus tard. ArcelorMittal a menacé de plier bagage. Mais l’État italien est entré dans le capital de l’entreprise : il convertit un prêt de 680 millions en actions.
La preuve par l'Italie : À Tarente, dans les Pouilles, les Italiens ont montré que ce n’est pas aux multinationales de dicter leur loi. L’aciérie Ilva – l’une des plus grandes d’Europe – avait été revendue à ArcelorMittal en 2018...
ArcelorMittal : l'État français peut agir. 🧵 https://t.co/TvQJQwZY9t
Qu’allez-vous prendre comme mesures pour sauver notre filière acier? Quand allez-vous mettre en place des taxes aux frontières et des barrières douanières pour protéger notre industrie? Quand allez-vous exiger d’ArcelorMittal, qui s’est gavé d’aides publiques, des contreparties?
Monsieur le Ministre, votre gouvernement a le mot « souveraineté » à la bouche régulièrement. Je m’en félicite, car il y a encore quelques années, ce concept était jugé sale et archaïque. Mais ce n’est pas tout d’en parler, il faut le faire.
Comment, alors, parler de souveraineté ? Dans une Europe qui, avec la CECA, s’est fondée sur l’acier ? Le continent sera-t-il bientôt dépendante de la Chine et de l’Inde pour ce matériau essentiel, stratégique, indispensable ?
D’où la chronique d’une mort lente. Les « services supports », cent cinquante emplois ici, 1500 en Europe, sont supprimés : comptable, achats, informaticiens, etc., déplacés en Inde. Et c’est toute sidérurgie française, européenne, qui risque d’être sacrifiée.
Pour leur usine, pour leurs emplois, pour leur territoire : « Notre patron nous le répète à toutes les réunions : une tonne d’acier produite en France rapporte trente euros à Mittal. C’est trois cents euros en Inde ou au Brésil… »
on les mettait en stand-by, au carton, tout ça, ça coûtait trop cher. Depuis, l’outil de travail se dégrade, il n’y a plus d’investissement, plus d’embauche. » Lors de ma venue sur le site d’ArcelorMittal de Dunkerque, Gaëtan, Reynald et leurs collègues étaient inquiets.
« On est le plus gros site de production d’acier du continent européen. Le haut-fourneau numéro 4, c’est le plus grand d’Europe. Avec la COP 21, on a engagé des projets de décarbonation à l’horizon 2030. Mais en juin 2024, on nous a annoncé que tous les projets,
« Veut-on encore produire de l’acier en Europe ? » La question que nous posions le mois dernier au ministre de l'Économie. Sans réponse jusqu'ici ⤵️
600 suppressions de postes chez Arcelor. Nous lancions l'alerte, le mois dernier : le gouvernement, la Commission européenne, vont-ils laisser Mittal détruire la sidérurgie européenne ? Délocaliser tout l'acier en Inde et au Brésil ? La réponse est oui, aujourd'hui. Et ce n'est qu'un début.
600 suppressions de postes chez Arcelor. Nous lancions l'alerte, le mois dernier : le gouvernement, la Commission européenne, vont-ils laisser Mittal détruire la sidérurgie européenne ? Délocaliser tout l'acier en Inde et au Brésil ? La réponse est oui, aujourd'hui. Et ce n'est qu'un début.