Le 18 juin 1940, depuis Londres, le général de Gaulle a fait entendre une voix que beaucoup croyaient condamnée au silence : celle de la liberté. Il a refusé la résignation, refusé l’effacement, refusé la défaite de la France. Son appel n’était pas seulement un acte de courage. C’était un acte de foi. Foi dans la France, dans sa capacité à se relever, dans sa vocation à être libre, souveraine et fidèle à elle-même. En cette voix solitaire, il y avait déjà l’idée que notre pays ne se définit jamais seulement par ses épreuves, mais par la manière dont il les surmonte. Aujourd’hui, nous honorons cet héritage. Celui d’une France qui ne renonce pas. D’une République qui tient par le courage de ceux qui, à l’image du général de Gaulle, savent dire non à la fatalité et oui à l’avenir. L’appel du 18 juin nous oblige encore. Il nous rappelle que la grandeur de la France n’est pas un passé figé, mais une exigence vivante : celle de l’unité, de l’audace et de l’espérance.