Aujourd’hui, pour la 3e fois, l’Assemblée nationale a adopté le texte sur l’aide à mourir. Ce vote, c’est celui de l’écoute : celle des malades pour qui chaque jour est un calvaire, celle des familles qui veulent un dernier souvenir digne, celle des soignants qui ont vu cette souffrance qu’on ne peut plus taire. C’est celui d’un droit nouveau, d’une liberté intime, qui appartiendra aux malades et à eux seuls. C’est celui de l’équilibre, avec un cadre précis et dans le respect des convictions de chaque soignant. C’est celui de l’engagement, aussi, à investir dans le même temps massivement pour les soins palliatifs. Il y a un an, avec Line Renaud, nous avions signé ensemble une tribune pour que le débat puisse se tenir. Pour qu’il soit digne. Pour écouter la parole des malades, des familles, des Français. Ce sujet est trop intime, trop grave pour être l’otage de divisions politiques et de postures. Il appelait de la dignité. Je crois que nous y sommes parvenus. La navette parlementaire se poursuit, je resterai mobilisé jusqu’au bout, pour que ce droit nouveau devienne enfin réalité.