Désormais, plus personne ne peut faire semblant de ne pas voir la menace que fait peser la Russie sur la France et l’Europe. Les choses ont été dites clairement aux Français : nous sommes testés chaque jour un peu plus par un régime qui nous désigne comme son ennemi. Désormais, personne ne peut délier notre sécurité de celle de l’Ukraine. Le combat qui se mène là-bas, en fixant la Russie, est notre dernier cran de sûreté. La suite, on la connaît ; le régime poutinien ne tient que par la guerre et la guerre, il continuera à la faire. Si l’Ukraine tombe, ce sera au tour de l’Union européenne. Désormais, quand des candidats à la présidence n’assistent pas à une réunion organisée par le chef de l’État pour leur partager des informations, cela ne doit plus être considéré comme un problème politique mais comme une question de patriotisme. Désormais, toute proximité avec les intérêts russes doit être considérée pour ce qu’elle est : le choix d’un camp qui n’est pas celui de la France. Désormais, nous sommes dans un monde où notre liberté dépendra de notre unité.