Aujourd’hui, c’est la Journée nationale des aidants. Mais les belles paroles et les mercis ne suffisent plus. Ils sont entre 8 et 11 millions en France. Ils accompagnent au quotidien un parent vieillissant, un enfant en situation de handicap, un conjoint malade. Ils sont la colonne vertébrale de notre solidarité nationale, et pourtant, ils frôlent souvent l'épuisement, l'isolement ou la précarité. En cette journée, je veux relayer ici les revendications légitimes portées par les collectifs d’aidants. Ce qu'ils demandent n'est pas de la charité, ce sont de nouveaux droits : 👉 Une véritable reconnaissance financière : L’élargissement, la simplification et la revalorisation de l’AJPA (Allocation Journalière du Proche Aidant), qui reste aujourd’hui trop restrictive. 👉 Un droit au répit effectif : Pour que "souffler" ne soit plus un luxe ou un parcours du combattant, il faut des solutions de répit accessibles, financées et maillées sur tout le territoire. 👉 De nouveaux droits pour la retraite : Chaque année passée à aider et à suspendre sa carrière doit être pleinement prise en compte dans le calcul des pensions. 👉 Une conciliation vie professionnelle / vie personnelle : Des aménagements du temps de travail de droit pour protéger la santé physique et mentale des aidants. Dans ma République du soin, le soutien à l'autonomie et la reconnaissance de ceux qui aident est le grand défi social de notre époque. À vous toutes et tous qui aidez un proche dans l'ombre : merci, et comptez sur ma détermination.