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Jérôme Guedj

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Député de l’Essonne et candidat à la présidentielle de 2027 🇫🇷

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2026-06-21 09:13 quote

Dans la @TribuneDimanche, j’alerte avec de nombreux élus et personnalités sur les dangers du texte sur l’autonomie de la Corse : on ne peut pas combattre le communautarisme en reconnaissant dans la Constitution l’existence d’une « communauté historique, linguistique, culturelle qui a développé un lien singulier à sa terre » ! L’autonomie sincère ne se construit pas au mépris de l’indivisibilité de la République. @DavidRos_91 @mickaelvallet @MichaelWeber1 @MDelafosse @p_brun @F_DombreCoste @Aouizille @RachidTemal @OuzouliasP @emmanuelmaurel @VALLINIAndre @Jeromedurain @PFoussier @FCBDeputeduCher @BenjaminMorel63 @PatrickWeil1 @Think_Badinter @stephanedestruh @bpoignant @sebastienfagnen @GiseleJourda @ladislaspolski @jpsakoun @ghannezo @devinazgilbert @jmblanquer @MFBechtel @HConwayMouret

2026-06-20 14:04 quote

Misère … Pour certains je suis un sioniste génocidaire et je m’agite « retenu par la laisse de mes adhésions ». Pour d’autres comme ici, je suis un « traître à mon camp » . Mais quelle adhésion ? Quel camp ? Dans les deux cas, la même essentialisation, la même assignation identitaire . Quelle honte … Bref, ces deux extrêmes parlent la même langue. Belle manière de de nourrir mutuellement. Je n’ai pas de camp, si ce n’est celui de la paix. Je n’ai pas d’adhésion cachée ou d’allégeance première : je suis un universaliste républicain, qui aime la France, qui défend la nuance face aux campistes.

2026-06-20 14:01 quote no longer on X

Misère … Pour certains je suis un sioniste génocidaire et je m’agite « retenu par la laisse de mes adhésions ». Pour d’autres comme ici, je suis un « traître à mon camp » . Mais quelle adhésion ? Quel camps ? Dans les deux cas, la même essentialisation, la même assignation identitaire . Quelle honte … Bref, ces deux extrêmes parlent la même langue. Belle manière de de nourrir mutuellement. Je n’ai pas de camp, si ce n’est celui de la paix. Je n’ai pas d’adhésion cachée ou d’allégeance première : je suis un universaliste républicain, qui aime la France, qui défend la nuance face aux campistes.

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2026-06-18 13:52 original no longer on X

C’est au sens propre signer un accord sur un coin de table. Et je ne suis vraiment pas sûr que ce soit de bonne augure. https://t.co/VRn9KzMeU5

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2026-06-18 10:40 original

« Il n’y a qu’une seule communauté , c’est la communauté nationale » Comme universaliste républicain, je suis inquiet du texte en cours de discussion sur la Corse. Inscrire dans la Constitution les termes de communauté historique ayant développé un lien singulier à la terre corse constitue un précédent préoccupant. Ce n’est pas la bonne manière de répondre aux enjeux et attentes légitimes des Corses. C’est fragiliser l’unité et l’indivisibilité de la République.

2026-06-17 19:07 quote

Merci au @CNRS pour son accueil et particulièrement à Thierry Dauxois, son nouveau président directeur. Sur ce beau stand, j’y ai retrouvé @exotrail, société française de fabrication de moteurs de satellites installée à Massy, une pépite qu’@EPhilippe_LH, croisé sur le stand, a pu découvrir aussi.

2026-06-17 19:03 repost no longer on X

RT @CNRS: Comme @midy_paul, @EPhilippe_LH et @JeromeGuedj, venez parler #innovation à #VivaTech avec les équipes du #CNRS (espace 2C61) et…

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2026-06-17 09:41 original

Le @Grand_Continent fait œuvre d’intérêt général en décryptant les 14 points de l’accord USA-Iran. Il faut lire chaque article et commentaire (⤵️) Si on ne peut que se réjouir de l’arrêt des armes, le flou, les ambiguïtés et les victoires pour l’Iran (levées des sanctions, dégel des avoirs) sont évidemment source d’inquiétudes pour l’avenir. Et un bras d’honneur face aux souffrances du peuple iranien. https://t.co/eBv5QYzliX

2026-06-17 09:28 original no longer on X

Le @Grand_Continent fait œuvre d’intérêt général en décryptant les 14 points de l’accord USA-Iran. Il fait lire chaque article et commentaire Si on ne peut que se réjouir de l’arrêt des armes, le flou, les ambiguïtés et les victoires pour l’Iran (levées des sanctions, dégel des avoirs) sont évidemment sources d’inquiétudes pour l’avenir. Et un bras d’honneur face aux souffrances du peuple iranien. https://t.co/eBv5QYzliX

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2026-06-16 18:19 original

Demain, je serai à @VivaTech Pour y défendre une conviction simple : l'innovation n'est pas un destin que l'on subit, mais une responsabilité que l'on assume. L'IA, le cloud, la donnée engagent des choix de société sur le travail, sur la souveraineté, sur ce que devient un service public lorsque l'algorithme s'en mêle. Pour défendre, aussi, l'idée que la puissance publique a toute sa place dans cette révolution : non pour la freiner, mais pour fixer le cap et garantir qu'elle serve l'intérêt général. C'est pourquoi j'irai à la rencontre des actrices et acteurs qui la construisent au quotidien. On ne défend pas une souveraineté technologique de loin, ni une ambition sérieuse sans comprendre ce que l'on accompagne. À demain, Porte de Versailles.

2026-06-16 14:49 original

Le 16 juin 1944, Marc Bloch était fusillé. Comme un pèlerinage annuel, et à quelques jours de son entrée au Panthéon, relire son testament. Et quelques unes de ses analyses. Dans cette edition qui m’accompagne et m’alimente depuis plus de 30 ans https://t.co/CmZFsf4zzT

2026-06-16 09:03 original

Hier soir j’ai répondu aux questions de @DariusRochebin sur @LCI sur l’accord Iran-Etats Unis : tout ça pour ça ? https://t.co/wa6HesPiXC

2026-06-15 17:58 original

Ce soir, sur le plateau de @DariusRochebin (LCI), pour analyser la situation internationale. https://t.co/YR7cY0kOn9

2026-06-15 16:25 reply

@Benjam1Lucas Plein soutien à toi @Benjam1Lucas Le dépôt de plainte s’impose par principe . Même si l’issue est connue d’avance

2026-06-15 09:59 quote

« Avons-nous la maîtrise de nos paroles ? » La vraie épreuve ne dure pas quatre heures: c'est de rester, dix ans plus tard, fidèle à ce qu'on a dit... Bon courage à tous les candidats !

2026-06-14 13:43 quote

Quand Marine Le Pen fait meeting de campagne auprès de l’extrême-droite en Europe, en Italie avec Matteo Salvini, en Hongrie avec Viktor Orban, ou en Belgique avec le Vlaams Belang, ce n’est pas de l’ingérence.. Juste de la cohérence au sein l’internationale réactionnaire . Comme vous cherchez manifestement, l’ingérence , c’est plutôt quand on est financé par le pouvoir russe pour ânonner leurs éléments de langage… Donc fier d’avoir été aux côtés des opposants à Netanyahu et d’avoir échangé avec Yair Golan.

2026-06-14 13:37 quote

Il est marrant Julien Odoul qui invente des ingérences. Quand Marine Le Pen fait meeting de campagne auprès de l’extrême-droite en Europe, en Italie, Hongrie ou Belgique, ce n’est pas de l’ingérence . Juste de la cohérence de l’internationale réactionnaire . Donc fier d’avoir été aux côtés des opposants à Netanyahu et d’avoir échangé avec Yair Golan

2026-06-13 20:55 original

Dernier soir à Tel- Aviv. Après avoir rencontré @omdimbeyachad Standing Together, je me rends à la manifestation du samedi soir des opposants à Netanyahu place Habima est un rituel depuis les rassemblements géants contre la réforme de la justice et les atteintes à l’état de droit en 2022-2023. Puis après le 7-octobre, de la place des otages à la place Habima et dans les rues de Tel Aviv . Il faut garder l’espérance : des palestiniens et des israéliens ne renoncent pas.

2026-06-13 14:17 original

La souveraineté n’est pas un mot en l’air. En discriminant l’accès à Anthropic, les Etats-Unis sont limpides : il ne leur suffit plus de faire de nous une colonie numérique. Ils assument désormais de faire de l'intelligence artificielle une arme géopolitique de déclassement. L’IA n’est pas un simple gadget technologique. C’est l’infrastructure de demain. Nos services publics, notre recherche, nos hôpitaux et nos entreprises ne peuvent pas dépendre du bon vouloir de la Silicon Valley ou des régulations unilatérales de Washington. Aujourd'hui, l'accès aux modèles d'Anthropic nous est restreint. Demain, ce sera quoi ? Le chantage sur l'accès à nos propres données ? La coupure arbitraire de nos outils de travail vitaux ? Cette décision doit agir comme un électrochoc. La naïveté européenne doit cesser. Il est urgent de réagir : 1️⃣ Assumer un protectionnisme européen assumé sur nos données et nos marchés face aux GAFAM. 2️⃣ Investir massivement, via la puissance publique, dans la recherche et les modèles ouverts (open source) français et européens. 3️⃣ Faire de l'IA un bien commun et régulé, pas le monopole de trois firmes privées américaines. C'est maintenant que se joue notre indépendance politique, économique et démocratique pour le siècle à venir. Réveillons-nous. 🇫🇷🇪🇺 #SouverainetéNumérique #Anthropic #IA #Europe #Tech

2026-06-13 11:28 original

Carnet de route en Israël et Palestine (suite) Retour dans les collines de Cisjordanie, à Artas, non loin de Bethléem. À nouveau besoin de constater sur le terrain la colonisation croissante, qui s’est intensifiée depuis 3 ans . Je vais à la rencontre de Ynon, un activiste juif religieux (c’est ainsi qu’il se définit). Avec les militants de son collectif Bnei Avraham, ils refusent que leur foi serve d'alibi à la spoliation. Ils travaillent notamment avec Mahmoud, ancien prisonnier durant la seconde Intifada converti à la non-violence, qui m’explique la multiplication des routes fermées qui rendent si compliqués les déplacements du quotidien (plus de 1000 Check points et barrières entravent la vie en Cisjordanie). Le grignotage est insidieux, comme me le raconte la sœur supérieure du couvent qui a vu impuissante des colons s’accaparer une partie des terres cultivées du couvent. Après un déjeuner avec les correspondants de la presse française, la route me mène à Abou Gosh. Cette ville arabe israélienne est un modèle de cohabitation farouchement défendu par son maire, Salim Jaber, mais elle semble dramatiquement isolée. Plus haut, dans l’oasis de fraîcheur de l'abbaye bénédictine voisine de la mairie, je retrouve les frères Louis-Marie et Olivier qui maintiennent vivante une tradition d'écoute et d'accueil. J’avais rencontré le père Louis-Marie l’an dernier à Jérusalem grâce a mon collègue @PotierDominique Et je l’avais revu à Paris quand il avait reçu le prix de l’amitié judéo-chrétienne . Un moment de réflexion (et de dégustation du limoncello produit par les frères bénédictins). Avec un sujet d’inquiétude croissant sur les actes d’incivilités et parfois de violence contre les religieux chrétiens de la part d’une minorité de jeunes juifs. C’est marginal, cela a toujours existé me dit-on, mais dans le contexte très polarisé, cela inquiète. Puis journée complète a Ramallah : éclairante et désespérante La matinée s'ouvre par un échange lucide avec la société civile, notamment le professeur Imad Abu Kishek, président de l'université Al-Quds et des entrepreneurs, responsables d’ONG, journalistes….Tous décrivent une jeunesse palestinienne suffocante, prise au piège entre l'occupation et l'absence de perspectives démocratiques. Puis vient un rendez-vous politique majeur avec le Dr Mohammad Shtayyeh, ancien Premier ministre (2019-2024) et figure centrale du Fatah. Sans détour, il me dépeint l'urgence absolue : l'escalade en Cisjordanie et le désastre humanitaire à Gaza. Pour lui, la stratégie israélienne vise à imposer de nouvelles réalités irréversibles sur le terrain,tout en bloquant délibérément la future reconstruction de Gaza. Shtayyeh pose des exigences claires et urgentes sur la table. D’abord la respiration démocratique : Presser Israël pour permettre la tenue des élections palestiniennes cruciales en novembre prochain. J’insiste sur cet engagement pris par Mahmoud Abbas il y a un an en réponse à la demande de la France dans le cadre de la reconnaissance de l’Etat de Palestine La fin de l'asphyxie évidemment : Libérer les fonds palestiniens confisqués par Israël (non versement des recettes fiscales de TVA à l’autorité palestinienne sur les produits importés, plus de 3 Mds d’euros sont ainsi bloqués) , stopper le terrorisme des colons qui paralyse l'économie et la liberté de mouvement. Le rôle de la France : Il attend elle de Paris un leadership actif pour la solution à deux États, en coordination étroite avec l'Arabie saoudite, pour briser l'engrenage de l'occupation. L'après-midi se prolonge dans les couloirs officiels : au ministère des Affaires étrangères avec le directeur des affaires politiques, puis au cabinet du Premier ministre avec son conseiller diplomatique. Partout, le même signal d'alarme retentit : la crainte lancinante que la crise en Cisjordanie ne soit totalement occultée par le fracas des missiles régionaux entre Tel Aviv et Téhéran.

2026-06-10 23:35 original

Carnet de route, Jour 2 (Mardi 9 juin) Yair Golan et les architectes du jour d'après Téhéran et Jérusalem ont suspendu la litanie de leurs missiles, figeant l’escalade régionale dans une pause précaire. Cette journée marathon à Tel Aviv est dédiée à ceux qui tentent de dessiner l'horizon d'une paix possible. Malgré le 7-Octobre dont le traumatisme pèse sur la société israélienne. Malgré cette guerre meurtrière à Gaza et les pressions et exactions croissantes des colons en Cisjordanie. À 8h00, la journée s'ouvre avec le charismatique Gilad Kariv, premier rabbin libéral élu à la Knesset. Ancien président de la commission des lois - « dans un pays sans Constitution », ironise-t-il -, il porte la voix de l’État de droit contre la dérive illibérale. Me questionnant sur ma visite de la veille à At-Tuwani, il dénonce l’impunité de la colonisation et appelle la gauche unifiée à assumer sans s'excuser son combat démocratique. Le fil politique s'accélère ensuite. Je rencontre d'abord Tzipi Livni, ancienne ministre des affaires étrangères, voix centriste au magistère moral intact, qui m’interroge sur la France avant de marteler qu’aucune sécurité régionale ne tiendra si Israël nie toute perspective aux Palestiniens. Longs échanges sur le Liban. Puis, je me rends dans les bureaux de l'Initiative de Genève. Aux côtés d'Emilie Moatti, ancienne et je l’espere future députée, je retrouve Yossi Beilin, l'un des pères d'Oslo. Son organisation documente toujours minutieusement la viabilité technique d'un État palestinien (échanges de territoires, démantèlements des colonies…), plaidant pour une nouvelle conférence de Madrid. S'ensuit une parenthèse troublante avec Chemi Peres : la même voix rocailleuse que son père, Shimon, et une foi têtue dans l'innovation pour bâtir des ponts là où la politique échoue. Mais le véritable centre de gravité de la journée se trouve au siège des Démocrates où je rencontre avec Yaïr Golan Le général, ancien chef d’état-major adjoint, s'est imposé comme le héros pragmatique du 7 octobre en prenant seul sa voiture et ses armes pour sauver des civils sous le feu du Hamas. Aujourd'hui à la tête de la gauche unifiée, il sera incontestablement l'homme-clé de la future coalition de rupture. Sans emphase, avec la froide lucidité du militaire, il trace le chemin de crête : arrêt net de la colonisation, tolérance zéro et condamnations implacables contre les extrémistes juifs en Cisjordanie. Pour Golan, le défi est existentiel. Et Il s'agit de « faire Nation » dans un pays dont le projet commun fait défaut J’évoque avec lui le Mamlachtiyut, concept forgé par Ben Gourion, l'équivalent de notre « esprit républicain » ou du « sens de l'État » : la primauté absolue du droit et de l'intérêt national sur les factions et le populisme. Mais aussi une forme de décence, de dignité dans l’exercice des responsabilités. Qui fait tant défaut. Avant de nous quitter, il me glisse ce message essentiel quand nous parlons des boycotts et rejets d’Israël: « Ne confondez pas le pays et son peuple avec son gouvernement ». Je pense évidemment à l’ami Ofer Bronstein dont tant de mes interlocuteurs m’ont parlé. La journée s'achève à Kfar Kacem, ville arabe israélienne, auprès d'Esawi Frej, ancien ministre de gauche du gouvernement Bennett au franc-parler déroutant. Une journée dense, sous les décombres de l'actualité, où respirent encore ceux qui refusent le fatalisme. I

2026-06-10 10:08 original

Quand je raconte ici en Israël que Nadav Lapid est boycotté en France dans un festival de cinéma, lui le réalisateur le plus virulent contre Netanyahu et les dérives d’une partie de la société israélienne, le même cri : « Ne confondez pas un pays et son peuple avec son gouvernement ! » Et en France, trop peu de voix se lèvent face à ce boycott dégueulasse ! Toute la gauche et tous les républicains devraient s’en indigner !

2026-06-09 10:13 original

Carnet de route, lundi 8 juin, jour 1 Du fracas des sirènes à l’usure des collines 5h50. L'aube se déchire avant même d'avoir éclos. Le hurlement du téléphone perce le silence, immédiatement relayé par la stridence des sirènes qui enveloppent Tel Aviv. La descente précipitée vers l'abri, au sous-sol de l'immeuble, a quelque chose de mécanique, un automatisme tragique que l'on intègre malgré soi. Entre 6 heures et 8 heures, le rituel se répète par trois fois. Dans la pénombre du refuge, on mesure l'implacable effet domino de la région : le raid israélien nocturne sur Téhéran, réplique de l'attaque iranienne de la veille, elle-même déclenchée par les bombardements israeliens au Sud-Liban… Je pense à la comptine Had Gadyah… Une chorégraphie funeste qui vient de réduire en cendres le fragile cessez-le-feu du 8 avril. L'agenda institutionnel s'efface devant l'urgence balistique ; la Knesset où je devais me rendre aujourd’hui garde portes closes sous la menace de l'alerte. Vite, il faut jongler avec le programme des jours à venir. En fin de matinée, ce sera donc la route vers le sud de la Cisjordanie. Elle impose une autre géographie de la tension. Le village d'At-Tuwani apparaît dans l'âpreté et la beauté des collines. Ici, la violence ne tombe pas du ciel, elle s'insinue au sol, lente, méthodique et impunie. Dans la maison de Taleb, fermier palestinien, l'air est lourd d'une colère qui lutte pied à pied contre la résignation. Par la fenêtre, l'injustice prend une forme physique : des tentes fraîchement plantées par des colons israéliens sur ses propres terres, et des moutons qu'on y fait paître comme pour mieux effacer sa présence. Face à ce harcèlement quotidien, ni l'armée ni la police ne font rempart. L'horizon semble se réduire à l'exil contraint vers la ville voisine de Yatta. [ VIDÉO CI DESSOUS] Pourtant, au milieu de ce dénuement, une humanité têtue persiste. C'est celle de ces activistes israéliens que j’ai rejoint sur place. Ils viennent s'interposer, offrent leurs propres corps comme boucliers de fortune, dorment dans le village et documentent chaque exaction. Une solidarité brute, tissée dans la poussière et la peur partagée. Le retour vers Tel Aviv en fin de journée ressemble à un saut dans une dimension parallèle. Les esprits, loin des collines pelées de Cisjordanie, sont échauffés par d'autres urgences. La rencontre avec des citoyens franco-israéliens, engagés dans la quête de ponts invisibles, révèle les fractures d'un camp progressiste enfiévré par la perspective des élections cruciales de l'automne prochain. Tenir une ligne de crête dans ce paysage fracturé relève du défi permanent. Sur le plateau d'I24News, il a fallu porter cette parole d'équilibre, défendre la nuance et la culture du compromis face à la caméra, dans un pays où la polarisation est devenue le langage par défaut [VIDEO DE L’INTERVIEW CI-DESSOUS] La journée s'achève enfin autour d'un dîner avec Daniel Shek. Avec l'ancien ambassadeur d’Israël en France, la diplomatie reprend ses droits, offrant un peu de recul et de perspective sur un territoire qui, de l'aube aux sirènes jusqu'au crépuscule des collines, n'aura cessé de trembler.