Le secteur de la culture subit de terribles coupes dans les financements publics. S’y ajoutent des discours infâmes à son encontre. Pourtant, plus de 700 000 personnes sont liées à ce secteur. La baisse des subventions publiques amène à tout réviser à la baisse : moins cher, moins de techniques, moins d’installations. Cela revient à une uniformisation des productions culturelles et nous fait courir le danger de vivre dans un algorithme. Nous sommes en train de gâcher l’un de nos plus beaux atouts. On dépense plus d’argent dans les jeux vidéo que dans le cinéma. Or, il n’y a pas de jeux vidéo sans la capacité de créativité, sans le surgissement de la nouveauté. Ceux qui disent que la culture doit être neutre n’ont rien compris. C’est le mythe bourgeois, il vise à tenir à l’écart les classes populaires. La neutralité n’existe pas. Les plus grandes créations théâtrales humaines, comme Antigone de Sophocle et Tartuffe de Molière, sont tout sauf neutre.