Un économiste met en cause ma proposition de décréter un état d'urgence sociale. Il m'accuse de vouloir attenter aux libertés. Il ne propose rien, évidemment, pour répondre à la détresse sociale actuelle. Pourtant, le moyen de faire face à la situation actuelle existe : blocage des marges et des prix, partage de la richesse produite. Car la crise sociale a son origine dans le siphonage de la richesse produite en France vers les dominants. Les grandes entreprises françaises ont versé, au deuxième trimestre 2026, le montant de dividendes le plus élevé d’Europe, se classant au deuxième rang mondial derrière les États-Unis. Les principales entreprises cotées dans l’Hexagone ont distribué 70,4 milliards de dollars à leurs actionnaires entre avril et juin. Qui menace l'ordre public social sinon les profiteurs de crise ?