Ce matin, je pense à toutes les victimes de Patrick Bruel qui ont été traînées dans la boue après avoir parlé. À ces masseuses qui en 2019 ont été considérées comme des menteuses qui voulaient gagner de l’argent sur le dos de l’artiste. Il a fallu 30 témoignages pour que la parole des femmes commence à peser contre la sienne. Encore la semaine dernière, je subissais sur une chaîne concurrente des questions à charge sur le sujet. La parole des femmes victimes de violences sexuelles n'est pas ou mal considérée en France, et ça commence au sommet de l'État. Quand Emmanuel Macron défend Depardieu parce qu’il rendrait "fière la France" et que sa femme qualifie les féministes de sales connes, quel exemple est donné ? Mais c'est en train de changer, et ça ne va pas s'arrêter. Face à l'impunité des agresseurs, que toutes les victimes sachent que nous serons toujours à leurs côtés.