L'accueil des victimes et le recueil de leur parole ne fonctionne pas en France, donc il faut s'inspirer de ce qui marche ailleurs. Je propose par exemple que la France suive l'exemple belge en créant des centres de prise en charge d’urgence des violences sexuelles. Entièrement gratuits, répartis sur tout le territoire, ils sont accessibles 7j/7 et 24h/24 avec des équipes pluridisciplinaires adaptées et spécialisées. Fini le parcours du combattant, le découragement et la crainte d’être mal reçu·e : un lieu unique et accueillant pour les soins médicaux immédiats, le constat médico-légal, le soutien psychologique et la possibilité de dépôt de plainte dans un cadre sécurisé et formé. Avec également des équipes dédiées aux enfants. Ça manque cruellement à notre pays, non ?