Ce 14 juillet, nous célébrons la prise de la Bastille, symbole de résistance, d’unité, de rassemblement et d'espoir. Mais pour beaucoup d'entre nous, cette date est aussi devenue un jour de recueillement. Aujourd'hui, mes pensées vont aux 86 victimes de l'attentat de Nice, aux centaines de blessé·es, aux milliers de personnes victimes et à leurs proches. Dix ans après, leur souvenir demeure intact et notre devoir de mémoire est plus nécessaire que jamais. Je pense aussi aux sapeurs-pompiers, aux forces de l'ordre, aux équipes médicales, aux agents municipaux, mais aussi à tous·tes ces anonymes qui, dans l'horreur, ont accompli des gestes extraordinaires. Face à ce que l'être humain peut produire de pire, ils ont révélé ce qu'il est capable d'offrir de meilleur : le courage, la solidarité, le dévouement et une immense humanité. Le 14 juillet 2016 restera à jamais gravé dans l'histoire de Nice et de notre pays. Cette nuit-là, le terrorisme a voulu semer la peur et briser notre unité. Il a trouvé en réponse une ville debout, des femmes et des hommes qui ont refusé de céder à la haine. En ce jour de fête nationale, souvenons-nous que la résilience n'est pas l'oubli. C'est la force de continuer à vivre, de transmettre la mémoire et de faire vivre les valeurs qui nous unissent. Face à la barbarie, notre République puise sa force dans la liberté, l'égalité, la fraternité et la solidarité. C'est en les défendant chaque jour que nous honorons le mieux la mémoire des victimes.