Bien qu'annoncée, la démission de Monique Barbut est un tremblement de terre pour ce gouvernement. Car elle vient sanctionner son incapacité à faire ne serait-ce que le minimum en matière d'écologie, à savoir ne pas réautoriser des pesticides dangereux. Le mandat d'Emmanuel Macron s'est ouvert par la démission d'un ministre de la Transition écologique lassé de ses reculs sur le sujet. Il se termine par la démission de sa ministre de la Transition écologique lassée de ses reculs sur le sujet. Entre les deux, dix ans de vide, d'esbrouffe, de fausses promesses, de marches arrière et de déni. La division par 4 en 2 ans du Fonds vert, qui devait servir à l’adaptation des communes au changement climatique, la gestion chaotique de MaPrimeRénov’, qui accompagne les Français·es dans l’isolation de leur logement, la suppression du leasing social, qui devait permettre aux plus modestes de changer de véhicule pour de l’électrique, etc. Bon courage à la personne qui acceptera de reprendre le flambeau de la figuration. Le passage de Monique Barbut à ce poste a au moins eu la vertu de confirmer le poids politique dont dispose ce ministère sous Sébastien Lecornu : zéro. Cet été, une grande majorité du pays a compris l’urgence écologique. Sauf eux. Emmanuel Macron avait dit en 2022 « ce quinquennat sera écologique ou ne sera pas ». Malheureusement, il est. Et on s’en souviendra. Aujourd'hui, c'est Monique Barbut qui démissionne. Mais demain, c'est tout ce gouvernement qui devrait l'imiter. Pour l'ensemble de son oeuvre en matière d'écologie a minima.