La Russie semble prête à mener des actions sur le territoire européen et à y faire des victimes civiles. Et pas qu’aux frontières de l’Ukraine, comme en témoigne la tentative d’attaque à l’aéroport de Leipzig cet été. S’il n’y a pas eu de morts, ce n’est pas parce que c’était un test. C’est parce que l’opération a échoué. De peu. Nous avons basculé vers une logique de terrorisme d’État de la part de Vladimir Poutine envers nos démocraties. S’il y en avait encore quelques-uns qui en doutaient parmi la classe politique française, le sujet de la Russie n’est pas juste l’Ukraine. Mais la démocratie et la sécurité sur tout le continuent européen, c’est aujourd’hui incontestable. Ça suffit, donc, de jouer la cinquième colonne au cœur de l’élection française, en se faisant passer pour des patriotes mais en étant soutenus par celles et ceux qui dans le monde cherchent à affaiblir et à vassaliser la France pour déstabiliser l’Europe. Notons par ailleurs que Russie guette attentivement les réactions des oppositions à ses opérations de déstabilisation, pour voir si notre soutien à l'Ukraine s'effrite. Des déclarations relativisant l’importance du soutien à l’Ukraine comme j’en ai entendues début septembre au RN sont dangereuses. Ce parti est une menace pour la France et pour l’Europe. Et pour la liberté de notre continent.