L'engagement de négociations entre la France et le Vanuatu au sujet de la cession des îlots Matthew et Hunter lancées par Emmanuel Macron contrevient directement à l’indivisibilité proclamée dans l’article 1er de notre Constitution et a incité le Vanuatu à attaquer la France devant la CIJ. Cet abandon de territoires français entraînerait la perte de 350 000 kilomètres carrés de zone économique exclusive : outre la perte de ressources halieutiques, ce retrait aurait des conséquences sur la défense de notre territoire maritime, le deuxième le plus grand au monde. Ce serait un mépris pour le travail formidable accompli par nos militaires pour sécuriser nos espaces lointains mais pleinement français. À l’heure où nos compétiteurs se renforcent et tentent d’accroître leur territoire y compris par la coercition, un abandon de territoires, fussent-ils éloignés de la métropole, serait un aveu de faiblesse susceptible de créer un dangereux précédent.