L’emballement du coût du raffinage des carburants est anormal et de toute évidence abusif. À ce titre, le refus de la Commission européenne de mener l’enquête demandée par la France sur les marges des raffineurs est intolérable et une énième humiliation pour Emmanuel Macron. S’il est urgent de baisser massivement la TVA et les accises sur les énergies comme je le propose depuis plus de cinq ans, il ne faut pas accepter les profiteurs de guerre et de crise. À court terme, nous devons mettre en place des mécanismes fiscaux pour récupérer les surprofits, c’est-à-dire les rentes abusives sans lien avec les performances réelles d’une entreprise. Récompenser le succès oui, mais encourager les abus, c’est non ! À moyen terme, la France et nos partenaires européens devraient investir dans des capacités souveraines de raffinage, y compris en biocarburants. Depuis la guerre en Ukraine, non seulement rien n’a été fait, mais nos dépendances se sont aggravées. Enfin, il faut changer notre approche de la transition écologique. Évidemment, la patriote que je suis souhaite libérer la France de sa dépendance coûteuse et polluante aux hydrocarbures importés mais il faut le faire avec un plan garantissant nos intérêts industriels et le pouvoir d’achat des familles. Le progrès écologique et la souveraineté sont indissociables du progrès technologique et économique.