Avec la disparition d’Édouard Balladur, la France perd un grand serviteur de l’État et une figure majeure de la Ve République. C’était un réformateur, convaincu que gouverner, ce n’est pas seulement administrer le présent : c’est préparer l’avenir, même lorsque les décisions sont difficiles. Ministre de l’Économie et des Finances puis Premier ministre, il a porté cette volonté de réforme pour moderniser notre économie et notre modèle social. Bien après Matignon, il continua de réfléchir à la modernisation de nos institutions et de notre organisation territoriale. Je retiens aussi sa rigueur, son sang-froid, son indépendance d’esprit, sa grande culture et son profond sens de l’État. Une autorité sans agitation et des convictions sans outrance. Pensées à sa famille, à ses proches et à tous ceux qui ont travaillé à ses côtés.