Le Sénat examine aujourd’hui le projet de révision constitutionnelle pour une Corse autonome au sein de la République. Ma position est claire : oui à l’autonomie, avec des garde-fous. Ce texte donne à la Corse de vrais leviers : → un statut d’autonomie inscrit dans la Constitution, qui reconnaît ses spécificités : l’insularité, la montagne, son histoire, sa langue, sa culture. → la possibilité d’adapter les lois et les règlements nationaux à ses réalités. → un pouvoir normatif : la Collectivité de Corse pourra être habilitée à fixer elle-même les règles dans ses domaines de compétence. Et il le fait avec des garde-fous : → le régalien reste à l’État : nationalité, justice, défense, sécurité, monnaie, droit électoral. → le Conseil d’État et le Conseil constitutionnel contrôlent les normes adoptées. → et les Corses seront consultés. Pour un processus irréversible, c’est la moindre des choses. J’appelle les Sénateurs à voter ce texte. Faire confiance à la Corse, ce n’est pas affaiblir la République, c’est la renforcer. Tout ne peut plus être décider à Paris. La République des territoires peut commencer aujourd’hui en Corse.