geheim.land Recherche Politique
20 décembre 2018 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Outre bien évidemment les risques liés à l’emploi, aux destructions d’emplois et à l’affaiblissement des finances publiques comme de la sécurité sociale, les Français exigent d’être payés correctement pour le travail qu’ils accomplissent.Pour cela, la solution ne peut pas être de toujours leur demander de travailler davantage – ou de les encourager à le faire – au moyen d’heures supplémentaires qui détruiraient des emplois.Vous semblez considérer, dans votre argumentaire, que les heures supplémentaires sont toujours choisies : c’est oublier que pour beaucoup de salariés, elles sont d’abord et avant tout une contrainte.Un salarié français produit en moyenne aujourd’hui six fois plus que dans les années 1980. Pourquoi donc toujours exiger qu’il travaille davantage ?La solution, y compris face au chômage de masse, ne réside pas dans le « travailler plus pour gagner plus »…
La source — assemblee_nationale
Pas d'URL publique donnée par la source
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé

Dans la séance, autour de cette prise de parole

Je suis fasciné par la gourmandise de nos collègues du groupe Les Républicains : depuis le début de la soirée, dans une sorte de surenchère gloutonne, ils en demandent toujours plus ! (Murmures sur les bancs du groupe LR.)
Autant que celle que nous venons d’entendre…
La parole est à M. Philippe Vigier.
Nous ajoutons 2,8 milliards d’euros à la prime d’activité : aussi la totalité de la prime – vous l’avez décidé hier matin en votant le projet de loi de finances pour 2019 – représentera-t-elle 8,8 milliards d’euros, dont 500 millions d’euros seront consacrés à 150 000 familles monoparentales supplémentaires par... Lire ▸
Vous venez de le découvrir !
J’admets volontiers que cela dépasse l’entendement, mais je veux vous expliquer qu’il n’y a pas de volonté politique de tromper nos concitoyens, de faire une entourloupe…Normalement, la CSG s’applique à des individus et non à un foyer fiscal ou à un couple. Cependant, afin de réduire les taux de CSG pour des... Lire ▸
La parole est à M. Ludovic Pajot, pour soutenir l’amendement no 52.
La ministre ayant confirmé que le contenu de cet amendement serait repris dans la circulaire accompagnant les dispositions législatives, autant le voter dès à présent. Il n’y aura pas de contradiction avec les instructions qui suivront. Votons-le ! (Brouhaha persistant sur les bancs du groupe LR.)
Comme je l’ai déjà dit concernant les pensions alimentaires, je rappelle que nous sommes réunis pour parler d’un projet de loi qui traite d’urgences de la société française. Ce n’est pas la France insoumise qui est passée à la télévision pour promettre une augmentation de 100 euros pour toutes les personnes payées... Lire ▸
Cela suppose d’indexer leur pension de retraite sur le niveau de vie et d’annuler toute augmentation de la CSG.Madame la ministre, mesdames et messieurs les députés de la majorité, respectez nos aînés ! Il est regrettable que vous ne le fassiez pas. (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)
La parole est à M. Marc Le Fur, pour soutenir l’amendement no 17.
La parole est à M. Olivier Véran, rapporteur de la commission des affaires sociales, pour donner l’avis de la commission.
Pourquoi nous attaquez-vous, monsieur Dharréville ? Jusqu’ici, ça se passait bien !
Monsieur le président, je souhaite vous demander une brève suspension de séance. (Vives protestations sur les bancs du groupe LR et sur quelques bancs du groupe GDR.)
Je vous demande d’écouter les orateurs.La parole est à M. Philippe Vigier.
Le doute ayant été levé par la ministre elle-même, nous en donnons acte et retirons notre amendement. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM.)
...surtout pour l’avenir, et qu’elles nous éviteront des effets Radio Nostalgie qui ne sont pas forcément les plus agréables… (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.)
On veut bien admettre que vous avez évolué sur les heures supplémentaires, madame la ministre. Au départ, vous ne vouliez leur accorder aucun avantage ; puis, vous avez accepté de les désocialiser, puisque c’est le terme retenu, mais en refusant encore de les défiscaliser ; maintenant, deuxième étape, vous acceptez... Lire ▸
Quel est l’avis du Gouvernement ?
Défendu.
Il est défendu.
La parole est à M. Adrien Quatennens.
Voilà notre objectif : nous cherchons à aider ces personnes qui n’arrivent pas à boucler leur fin de mois. Toute autre mesure de revalorisation du SMIC de 100 euros… (Exclamations sur les bancs du groupe FI.)
La parole est à Mme Michèle de Vaucouleurs.
Plusieurs députés du groupe LaREM
Oui ! Oui !
La parole est à Mme Amélie de Montchalin.
C’est la voix des territoires !
La parole est à Mme Véronique Louwagie, pour soutenir l’amendement no 49.
Même avis.
Je souhaite revenir sur l’amendement précédent…  (Protestations sur de nombreux bancs du groupe LR.)
Madame Autain, n’interrompez pas la ministre ! Continuez, madame la ministre !
Nous connaissons bien votre passion pour les heures supplémentaires et pour les exonérations de cotisations – et non pas de charges, le terme est impropre. Vous pouvez donc applaudir à cet article, qui correspond tout à fait à ce que vous souhaitez : c’est, pour tout dire, une mesure sarkozyste !
Les gens s’en fichent !
Nous voterons, bien évidemment, cet amendement. Je tiens à remercier M. Vallaud pour son éclairage, notamment pour avoir signalé qu’il fallait consulter non seulement le code du travail mais aussi la jurisprudence.Après ces longs débats, nous constatons que les mesures d’urgence économiques et sociales contenues... Lire ▸
L’article 4 est finalement le plus emblématique de l’entourloupe que constitue ce projet de loi. C’est de la grande fumisterie puisque, lors de l’allocution télévisuelle du Président de la République, qui a tout de même été vue par 23 millions de téléspectateurs, d’aucuns auront entendu qu’il y aurait une hausse du... Lire ▸
La séance est suspendue.
L’avez-vous expliqué au Président de la République ? Il ne semble pas le savoir !
La parole est à M. Stéphane Viry, pour soutenir l’amendement no 67.
Je me dis que je vais réussir à vous convaincre, parce que mes arguments sont vraiment de bon sens ! (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LaREM.)Comment pourrez-vous croiser, demain, l’un de ces Français auxquels vous avez promis une augmentation que vous ne leur aurez finalement pas accordée ? Je n’arrive... Lire ▸
Eh oui !
Pour quelle raison ?
Je vais donc mettre aux voix l’amendement.
Plusieurs députés du groupe LR
Et alors ?
…parce que le but est que plus de salariés effectuent des heures supplémentaires. Il faut donc encourager les employeurs à y avoir recours. Et contrairement à ce qu’on entend parfois dire, ceux qui effectueront ces nouvelles heures supplémentaires ne prendront pas le travail des autres, puisque dans la plupart des... Lire ▸
La parole est à M. Adrien Quatennens, pour soutenir l’amendement no 97.
Je soutiendrai cet amendement. Nous sommes réunis pour légiférer. Madame la ministre, j’ai beaucoup de respect pour votre travail mais nous ne sommes pas à la botte du Gouvernement. Il faut garantir ce versement aux femmes. J’imagine que nous serons tous d’accord. (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)
La parole est à M. Jean-Pierre Vigier.
Il est défendu.
Au-delà de la première part pour la CSG, on a décidé de compter en demi-parts, chaque demi-part correspondant à moins de la valeur de la moitié de la première part. Ainsi, un couple de retraités correspond à une part plus deux demi-parts. (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LR.)
Toute autre mesure de revalorisation par un autre dispositif que la prime d’activité aurait abouti à donner 100 euros supplémentaires à 1,2 million de personnes qui appartiennent aux trois déciles supérieurs, c’est-à-dire qui vivent dans des familles gagnant plus de 5 000 euros par mois. (Applaudissements sur les... Lire ▸
En marche arrière ! Je voudrais pour ma part revenir sur l’article 1er, monsieur le président. (Sourires sur les bancs du groupe GDR.)
La parole est à M. Vincent Descoeur.
La parole est à Mme Sabine Rubin.
Nous n’applaudissons pas, car elle ne va pas assez loin !
Monsieur le président, j’avais demandé la parole !
Dans cet article 2, vous nous proposez d’exonérer d’impôt sur le revenu la rémunération versée au titre des heures supplémentaires. Cette disposition, dont nous réclamons le rétablissement depuis le projet de loi de finances pour 2018, avait été instaurée dès le début du mandat de Nicolas Sarkozy, avant que la... Lire ▸
Un peu quand même !
Un principe très simple devrait constamment guider la démarche de tout gouvernement : les personnes qui ont travaillé toute leur vie doivent pouvoir vivre décemment pendant toute leur retraite. C’est le moindre des devoirs dont la Nation est débitrice envers nos aînés.
La parole est à M. Stéphane Viry, pour soutenir l’amendement no 66.
(La prise de parole ci-dessus)
Je suis désolée, mais je vais répéter autrement ce que vient de dire ma collègue – comme cela, vous pourrez encore mieux comprendre.Le chômage stagne. Le burn-out et les maladies professionnelles explosent.
…concernant les personnes qui perçoivent un salaire inférieur au SMIC. J’avais interpellé la ministre qui nous avait indiqué que le rapport s’intéresserait à ces personnes travaillant à temps très partiel. Sans vouloir que cela soit inscrit dans la loi, je souhaite que la ministre nous le confirme en séance.
La parole est à M. Thierry Benoit.
La parole est à Mme Emmanuelle Ménard, pour soutenir l’amendement no 77.
La séance est suspendue pour deux minutes.
Eh oui !
Allez expliquer cela aux Français !
Exactement !
La séance est reprise.
Je vous explique les règles. Ce n’est pas moi qui les ai définies – vous non plus, d’ailleurs, car elles datent d’avant nous !
…ou d’une quelconque humiliation pour la majorité, mais chacun doit évoluer. Il s’agit de faire preuve de bon sens : appliquons complètement ce qui a marché pendant cinq ans et reste dans l’esprit de bon nombre de salariés. (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)
…d’autant plus que la part de la valeur ajoutée qui va aux salaires a considérablement diminué ces vingt ou trente dernières années.
Vous disiez l’inverse il y a trois heures à peine !
Monsieur Ciotti, il faudrait que nous avancions un peu ! Nous avons bien compris ce que voulait M. Le Fur, ainsi que l’avis de la commission et celui du Gouvernement : l’Assemblée me semble assez éclairée pour pouvoir voter.
Mais non !
Il est défendu.
Pour nous, elle est dangereuse à plusieurs titres. Tout d’abord, elle ne vise que les salariés en poste à qui l’employeur a décidé d’octroyer des heures supplémentaires, et laisse de côté les franges les plus précaires du salariat, à savoir les chômeurs et les retraités. Elle ne redonnera du pouvoir d’achat qu’aux... Lire ▸
La parole est à Mme Caroline Fiat.
Défendu.
La parole est à Mme Véronique Louwagie.
Les réponses de Mme la ministre et de M. le rapporteur nous montrent bien la nécessité de préciser le texte. Le groupe UDI, Agir et indépendants soutiendra cet amendement, dont je ne doute pas qu’il sera adopté.
C’est un beau principe ! Vous auriez dû l’appliquer quand vous étiez au pouvoir !
Non, le rapporteur n’a pas compris !
Lundi, dans Les Échos, le Premier ministre annonçait que « 1,2 million de salariés autour du SMIC se trouvent dans les 30 % des foyers français les plus aisés », et qu’ils ne bénéficieraient pas de la hausse de la prime d’activité. Dans la majorité des cas, il s’agit de femmes. Elles subissent donc une double... Lire ▸
La parole est à Mme Constance Le Grip, pour soutenir l’amendement no 127.
Pourquoi changer une formule qui gagne ?
Il est vrai que vous faites un pas aujourd’hui, mais c’est bien insuffisant. Pour venir en aide aux retraités, il faut tout simplement supprimer la hausse de la CSG sur toutes les retraites et réindexer les pensions de retraite et d’invalidité.
La parole est à M. Adrien Quatennens, pour soutenir l’amendement no 106.
Elles ont été inventées par les technocrates de Bercy !
Mais non !
La parole est à Mme Aurore Bergé, première oratrice inscrite sur l’article 4.
C’est évident !
La séance est reprise. (Exclamations sur les bancs du groupe LR.)
Je mets aux voix l’amendement no 1.
Il me semble qu’eu égard à l’urgence sociale et à la demande exprimée, nous n’étions pas… (Exclamations sur les bancs des groupes LR et FI.)
Vous affirmez, madame la ministre, que la question des pensions alimentaires va être prise en compte. Inscrivons-le tout simplement dans la loi.Par ailleurs, monsieur le rapporteur, en effet, le sujet pourrait faire l’objet d’un projet de loi plus global. J’en ai parlé tout à l’heure avec plusieurs députés de la... Lire ▸
La parole est à M. Fabrice Brun, pour soutenir l’amendement no 29.
Un député du groupe LaREM
Rien à voir avec l’article !
Si, il me semble qu’il a bien compris. D’ailleurs, je pense que l’intervention de M. Ciotti va le prouver.Allez-y, monsieur Ciotti.
D’où sortez-vous ces 5 000 euros ?
Défendu.
Il est défendu.
Il est défendu, monsieur le président.
C’est chaque fois la même chose !
La parole est à M. Aurélien Pradié, pour un rappel au règlement. Veuillez écouter l’orateur !
Tout, au contraire ! Laissez-moi continuer, vous allez voir.
La situation du pays et le rétablissement de l’ordre public réclamaient un geste fort de la part de notre majorité et du Gouvernement. Nous en avons aujourd’hui sous les yeux la traduction législative, et je m’en réjouis. Nous nous sommes donné les moyens de débloquer rapidement plus de 10 milliards d’euros de... Lire ▸
De nombreuses études ont pointé l’effet négatif de cette mesure sur les créations d’emplois – contrairement à la hausse du SMIC. Elle incite en effet les employeurs à augmenter le nombre d’heures travaillées par leurs salariés en poste, ce qui décourage les embauches.Enfin, cette mesure est contraire au partage du... Lire ▸
Il n’y a donc aucune volonté… (Exclamations persistantes sur plusieurs bancs du groupe LR.) Si cela ne vous intéresse pas, je me rassois et nous passons à autre chose ! Il est déjà deux heures et demie du matin… Je vous explique très modestement que j’ai essayé de comprendre pourquoi le revenu fiscal de référence... Lire ▸
Oui, pour tous les retraités !
Si vous voulez que le travail paye, saisissez cette occasion pour augmenter le SMIC : contrairement à la défiscalisation et à la désocialisation des heures supplémentaires, l’effet sur l’emploi est bénéfique, pour la raison qu’un salarié au SMIC dont le salaire augmente véritablement consomme, relançant par là même... Lire ▸
En effet, ces heures supplémentaires resteront soumises aux charges patronales alors que le Président avait indiqué, lors de son allocution, qu’elles seraient versées sans impôt ni charges dès 2019. En l’absence de cette exonération de charges patronales,...
Encore des menaces ?
Madame la ministre, vous vous êtes levée, vous vous êtes exprimée avant que votre collaboratrice ne vous fasse un signe de dénégation. Vous vous apprêtiez alors à vous relever pour corriger avant de vous raviser. Nous l’avons tous vu. J’aimerais simplement que vous exprimiez publiquement la rectification que votre... Lire ▸
La parole est à M. Vincent Rolland, pour soutenir l’amendement no 132.
Aujourd’hui, il y a 300 000 personnes en France qui touchent le SMIC mais gagnent plus de 10 000 euros par mois de revenu familial au sein de leur foyer. J’ai entendu ce qui a été dit à gauche : personne, je pense, ne trouve raisonnable d’aller donner 100 euros par mois à des familles qui touchent 10 000 euros par... Lire ▸
Cotisations sociales !
La parole est à M. Jean-Paul Lecoq.
Quel est l’avis de la commission sur ces deux amendements ?
La parole est à M. Damien Abad, pour soutenir l’amendement no 129.
La parole est à Mme Valérie Rabault.
Ne vous laissez pas interpeller ! Continuez de parler en vous tournant vers la présidence. Il ne doit pas y avoir d’interventions comme celles-là, sinon, c’est le bazar !
Quel est l’avis de la commission sur ces amendements identiques ?
Mesdames les ministres, soyez à l’écoute de nos retraités et desserrez enfin le nœud fiscal qui les étrangle. C’est un devoir national. (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)
Voici le résultat du scrutin :        Nombre de votants                        219        Nombre de suffrages exprimés                219        Majorité absolue                        110                Pour l’adoption                218                Contre                1
Le Président de la République l’a-t-il compris ?