Madame la députée, le texte initial de votre question, transmis au Gouvernement, était très succinct. Je n’ai donc pas d’éléments chiffrés à vous communiquer sur les quartiers de votre circonscription. Si le texte avait été plus complet, j’aurais sans doute pu vous apporter des réponses précises ; cela n’étant pas le cas, permettez-moi d’être spontané.Je partage en partie votre constat : il est dur et doit nous appeler à l’humilité collective, tant la situation s’est dégradée ces dernières années, et même depuis plusieurs décennies. De plus, pour avoir été maire d’une commune bénéficiant de la politique de la ville – sans connaître le même degré de difficulté que les quartiers de votre circonscription, j’en conviens –, je suis d’accord avec vous pour dire qu’il faut s’attaquer aux causes structurelles de ces difficultés. Néanmoins, je ne peux pas vous laisser dire que le Gouvernement ne s’en prend pas à plusieurs d’entre elles.La première est le logement. Rappelez-vous la situation de l’ANRU – Agence nationale pour la rénovation urbaine – en 2017, lorsque nous sommes arrivés aux affaires, et comparez-la avec celle d’aujourd’hui, où près de 8 milliards d’euros ont été engagés sur plus de 300 projets. Rappelez-vous l’action déterminante de Jean-Louis Borloo sur la question. Il est indéniable que le logement est une question structurante sur laquelle nous devons avancer. Prenons le cas des copropriétés dégradées, problème sur lequel personne n’est jamais véritablement intervenu ces dernières années alors qu’on sait pertinemment que les victimes en sont les populations les plus fragiles : là encore, 3 milliards d’euros ont été débloqués sur dix ans pour 56 000 logements.L’autre chantier structurant est celui de l’éducation. On ne peut passer sous silence le succès qu’a constitué le dédoublement des classes de CP et de CE1 des REP et REP+ – réseaux d’éducation prioritaire et réseaux d’éducation prioritaire renforcés. En 2017, dans ma commune, on regardait cette affaire avec beaucoup de circonspection ; aujourd’hui, ni la communauté éducative ni les parents d’élèves ne songent à revenir en arrière sur ce dédoublement inédit, sur lequel Jean-Michel Blanquer s’est beaucoup investi. Le dispositif des Cités éducatives progresse, lui aussi. Allons-nous suffisamment vite ? C’est un autre débat. Quoi qu’il en soit, la réalité, c’est que des propositions sont sur la table et qu’elles avancent.Sans m’attarder sur un sujet gigantesque, je tiens évidemment à mentionner la sécurité, qui n’est pas qu’une affaire de renfort médiatique, ou encore la laïcité et la lutte contre le communautarisme. Vous avez, comme moi, entendu les vœux du Président de la République : des annonces importantes seront faites sur le sujet dans les prochaines semaines. Je pourrais également parler de la santé et des maisons de services au public dans ces quartiers, si je n’étais pas pressé par le temps.Il ne m’appartient pas de vous répondre concernant la création d’une commission d’enquête, mais le Parlement peut contrôler la politique du Gouvernement sans passer par ce biais.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
La parole est à Mme la secrétaire d’État auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire.
La parole est à M. le secrétaire d’État auprès du ministre de l’action et des comptes publics.
La parole est à M. Damien Adam, pour exposer sa question, no 866, relative au contournement est de Rouen.
Meilleurs vœux à vous également, madame la députée, pour l’année qui commence.J’entends votre souci à la fois de mobilité du quotidien et de transition écologique : nous avons vraiment les mêmes préoccupations. Je vous remercie de proposer toute une série de pistes qui pourraient nous permettre d’aller de l’avant...
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La parole est à M. Guillaume Chiche, pour exposer sa question, no 862, relative au service d’aide médicale urgente – SAMU – des Deux-Sèvres.
La ministre devant répondre aux prochaines questions n’étant pas encore arrivée, nous suspendons nos travaux pour cinq minutes.
Monsieur le président, permettez-moi de vous présenter, ainsi qu’à l’ensemble des députés, mes meilleurs vœux pour l’année 2020.M. le ministre Stéphane Travert nous interroge sur la réforme du réseau de la direction générale des finances publiques – DGFIP. Dense, il compte plus de 3 600 points de contact et a subi...
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La parole est à Mme Perrine Goulet, pour exposer sa question, no 870, relative à la clinique de Cosne-sur-Loire.
Je tiens tout d’abord à souhaiter à toutes et tous une excellente année 2020.Madame la secrétaire d’État, ma question porte sur l’état d’avancement du projet de contournement est de Rouen. Voilà maintenant presque cinquante ans que les Rouennais attendent ce projet indispensable à la poursuite du développement du...
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La parole est à M. le ministre chargé des collectivités territoriales.
Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’État, chers collègues, permettez-moi tout d’abord de vous adresser tous mes vœux, notamment de bonne santé étant donné la nature de ma question. Je souhaite en effet évoquer avec vous la situation de la clinique de Cosne-Cours-sur-Loire. Son montage si particulier est...
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Madame la secrétaire d’État, je souhaite vous interroger sur les conditions de travail des assistants de régulation médicale – ARM – au sein du SAMU des Deux-Sèvres. J’ai en effet eu l’occasion de les recevoir à ma permanence les 19 septembre et 11 octobre derniers à la suite d’un mouvement de grève lancé il y a...
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(La prise de parole ci-dessus)
La séance est suspendue.
La parole est à Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.
La parole est à Mme Blandine Brocard.
J’ose donc espérer que nous pourrons désormais rêver aux prochaines lignes de prêt-à-porter pour les personnes en situation de handicap et aux futurs modèles présentés lors des défilés de la fashion week.
L’université fédérale de Toulouse est au cœur de l’un des sites universitaires les plus dynamiques de notre pays. Elle rassemble trente et un établissements d’enseignement supérieur et de recherche, quatre universités, un institut national universitaire, dix-huit écoles d’ingénieurs ou écoles spécialisées, un...
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La séance est reprise.
La parole est à Mme Clémentine Autain, pour exposer sa question, no 859, relative aux guichets dans les préfectures.