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10 juillet 2017 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Je tenais à m’exprimer sur une question autour de laquelle nous tournons depuis la défense des amendements de suppression. J’entends des accents de sincérité évidents chez nos collègues, et je remercie notre collègue Jean-Luc Mélenchon d’avoir eu quelques mots d’excuse au sujet des débordements qui ont pu viser les députés de La République en marche.Nous touchons un sujet de fond. Vous considérez qu’un salarié, parce qu’il est subordonné et que, de surcroît, il est demandeur dans une situation de pénurie, est trop aliéné pour se défendre lui-même. Or la réalité de l’entreprise, que j’ai connue à titre personnel, comme nombre d’entre nous, n’est pas celle que vous décrivez. Des cadres dirigeants et des chefs d’entreprise qui agissent comme des chefaillons et qui n’ont aucun respect pour leurs salariés, il y en a partout, pas seulement dans les grosses entreprises. Il y en a dans les petites, dans les coopératives, dans les sociétés anonymes, et même dans l’administration. Mais des cadres dirigeants et des managers, hommes ou femmes remarquables, qui font grandir les gens qui sont sous leur responsabilité et qui parviennent à conjuguer l’épanouissement personnel et professionnel de leurs salariés avec les intérêts de leur entreprise, il y en a aussi partout. (Applaudissements sur les bancs du groupe REM.)
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

La parole est à M. Alexis Corbière.
Vous n’avez pas répondu sur la question du principe de faveur ! Ne sommes-nous pas tous d’accord dans cet hémicycle pour considérer que si un accord d’entreprise est meilleur que la loi, nous sommes pour l’accord d’entreprise ? Madame la ministre, l’exemple que vous avez donné va dans notre sens, puisque vous nous... Lire ▸
La parole est à M. Frédéric Descrozaille.
(La prise de parole ci-dessus)
Ce n’est pas le problème !
Ce que nous voulons, c’est leur permettre de se mettre d’accord avec des salariés qui seront responsabilisés, et non pas défendus, « à l’insu de leur plein gré » pour ainsi dire, par une loi qu’ils ne connaissent même pas, tant elle est compliquée. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe REM.) Nous voulons... Lire ▸
Alors à quoi servons-nous ?