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14 janvier 2020 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Même avis, pour deux raisons, l’une de forme, l’autre de fond.Sur la forme, vous le savez, il n’apparaît pas nécessaire de multiplier les demandes de rapport, d’autant que la loi du 23 mars 2019 de programmation et de réforme pour la justice fait obligation au Gouvernement, dans son article 2, de présenter au Parlement des rapports sur l’exécution de la loi, laquelle comporte un titre entier relatif au droit des peines. On retrouvera donc dans ces rapports les éléments qui vous intéressent, madame la députée, comme nous, concernant les conditions d’incarcération dans les départements et les collectivités d’outre-mer.Quant au fond, la question que vous évoquez, et qui est soulevée depuis de nombreuses années par le Contrôleur général des lieux de privation de liberté comme par les auteurs des différentes missions ayant porté sur le sujet, appelle une attention particulière, que le Gouvernement lui a, de fait, accordée.Ainsi, la surpopulation carcérale a déjà très fortement baissé, passant de 300 % en 2011 à 130 % fin 2019.La loi de programmation et de réforme pour la justice que vous avez adoptée comprend en outre plusieurs mesures dont la mise en œuvre devrait améliorer la situation.L’ouverture à Koné, évoquée par le rapporteur, d’un nouvel établissement pouvant accueillir 120 détenus sera également de nature à réduire la surpopulation carcérale du Camp Est. La phase d’étude est achevée ; la consultation des entreprises a débuté ; les travaux doivent commencer au mois de février, pour une livraison fin 2021.À la suite du rapport de Mme Imbert-Quaretta, le choix a également été fait de réhabiliter les bâtiments du Camp Est. Ce n’est pas toujours facile, en raison du climat. Nous avons décidé de restructurer les quartiers du centre de détention. De nombreux travaux de réfection ont été entrepris depuis novembre 2017 – j’étais alors sur les lieux avec Mme la présidente de la commission des lois et M. le rapporteur. Je n’en dresserai pas ici la liste, mais sachez qu’un investissement d’environ 30 millions d’euros a été consacré à l’établissement, dont les dépenses de fonctionnement ont également augmenté de 70 % entre 2011 et 2018.Enfin, la politique pénale a évolué au cours des dernières années. J’ai toujours pensé, en effet, que nous ne pouvions pas nous en tenir au volet bâtimentaire – de construction et de réhabilitation – sans repenser aussi la politique pénale. Celle-ci a donc été adaptée afin de tenir compte, précisément, de la surpopulation carcérale. Deux circulaires de politique pénale territoriale, en 2013 et 2017, ont ainsi souligné la nécessité de poursuivre les efforts menés pour diminuer le taux d’incarcération.Le rapport annuel du ministère public de la cour d’appel de Nouméa de 2018 rend compte de cette évolution, à trois niveaux.Au stade des poursuites pénales, tout d’abord, les magistrats privilégient, s’agissant notamment des délits routiers et d’usage de stupéfiants, la voie de l’ordonnance pénale, et requièrent des peines d’amende. Les alternatives aux poursuites sont également préconisées lorsque le degré de gravité de l’infraction le permet, c’est-à-dire dans plus de 41 % des cas.Au stade de l’audience, ensuite, les magistrats du siège ont été sensibilisés à la nécessité de prononcer, lorsque cela est possible, des aménagements de peine ab initio et des peines alternatives à l’incarcération.Au stade de l’exécution des peines, enfin, le parquet mène une politique très volontariste d’aménagement des peines – en 2018 ont été rendues 326 décisions de ce type, ce qui n’est pas mal – et n’incarcère les personnes condamnées à des peines d’emprisonnement inférieures ou égales à un an que lorsqu’il n’existe aucune autre solution envisageable.Le rapport annuel d’activité 2018 du service de l’application des peines de Nouméa souligne les efforts réalisés pour assurer le traitement des requêtes en aménagement de peine dans un délai de quatre mois, notamment en augmentant le nombre d’audiences.Monsieur le rapporteur a également souligné, à juste titre, que les offres de travaux d’intérêt général ont été développées et diversifiées grâce à un travail mené avec le pays de manière à les lier à la coutume, ce qui est très intéressant.S’il demeure nécessaire de poursuivre notre action, car toutes les conséquences de ces mesures ne sont pas stabilisées au moment où nous parlons, je le redis : d’importants efforts ont été accomplis pour améliorer les conditions d’incarcération en Nouvelle-Calédonie.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Monsieur le Premier ministre, il y a une semaine encore vous affirmiez que le texte de votre réforme des retraites comporterait bien une mesure d’âge. L’injonction du Président de la République exigeant le compromis, c’est-à-dire en réalité le renoncement, et la pression des syndicats ont eu raison de votre engagement.
L’expression « encore une fois » que vous avez employée n’était sans doute pas anodine : peut-être faisiez-vous référence aux réformes précédentes que vous-même et votre majorité avez conduites ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.) Non, les salariés du privé ne feront pas « encore une fois » les frais... Lire ▸
Monsieur le député, j’ai déjà répondu tout à l’heure à une question portant sur le sommet de Pau du G5 Sahel, qui s’est terminé tard hier soir. Je voudrais donc concentrer mon propos sur la dimension sécuritaire que vous avez évoquée.Dans ce domaine, vous le savez, la donne a changé en 2019 : la menace s’est... Lire ▸
Monsieur le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, en un peu plus d’un mois, les dernières attaques terroristes qui ont lourdement touché le Niger et le Burkina Faso ont fait sombrer le Sahel dans un abîme sanglant. Depuis 2013, 44 soldats français sont morts au Sahel et pour la seule année 2019, plus de... Lire ▸
Monsieur Habib, ne me privez pas du plaisir de répondre à M. Boris Vallaud qui, pendant deux ans et demi, a été un contradicteur de qualité !Monsieur Vallaud, j’entends votre inquiétude quant à la place qu’aura le débat démocratique dans cette assemblée lors de la discussion du futur projet de loi sur les... Lire ▸
C’est faux !
Un député du groupe LR
C’est vrai !
C’est la CGT qui a gagné !
Vous avez décidé de retirer du texte la seule disposition, même imparfaite, permettant le financement de votre projet. C’est le triste épilogue d’une réforme mal pensée, mal négociée et mal née. Comment imaginer qu’une réforme aussi importante pour les Français fasse l’impasse sur la question de son financement ?... Lire ▸
Cela semble évident, mais, comme vous le savez, ce qui va sans dire va mieux en le disant. Ensuite, parce que nous nous battons pour redonner de la compétitivité à l’économie française et que nous pensons que cela joue un rôle important en la matière, nous ne voulons pas qu’il y ait une hausse du coût du... Lire ▸
Vous y retournerez bientôt !
Quel est l’avis du Gouvernement ?
Oui, engager sa vie pour protéger la nation, engager sa vie pour protéger celle de ses concitoyens, cela mérite un regard spécifique ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.) Oui, monsieur le député, il doit être possible d’acquérir de nouveaux droits lorsqu’on souhaite cotiser au-delà du système de... Lire ▸
Au-delà de ce débat purement légistique, j’entends une critique politique, mais c’est une très bonne chose que de donner à la démocratie sociale le temps de s’exprimer et de construire le compromis que vous appelez de vos vœux,…
La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.
(La prise de parole ci-dessus)
C’est du blabla !
Monsieur le député, je rends compte chaque mois de l’action de la France au Sahel à la commission des affaires étrangères. Je suis disposé à faire plus, mais il me semble que l’ensemble du Parlement peut déjà accéder aux informations à ce sujet. Comme je l’ai déjà expliqué à plusieurs reprises, la création hier de... Lire ▸
La parole est à Mme Danièle Obono.
Plusieurs députés du groupe LR
Elle a raison !
La parole est à M. Philippe Vigier, dans le calme…
Jean-Paul, où es-tu ?
Monsieur le Premier ministre, comment pouvez-vous demander aux députés de voter la réforme des retraites sans leur dire comment elle sera financée ?
…qui sera trouvé, je le souhaite et je l’espère, par les partenaires sociaux, et que le Premier ministre et le Gouvernement se sont engagés à inscrire dans le dur du projet de loi. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM.)
Le groupe Libertés et territoires estime qu’une réforme du système de retraites est indispensable.
Monsieur le Premier ministre, ce qui se passe depuis quarante jours dans le pays est la preuve de l’attachement des Françaises et des Français à un modèle de retraite, mais aussi à un modèle de société : un modèle de solidarité et de partage.Quarante jours de grève, le plus long mouvement social des quarante... Lire ▸
Bravo !
Avec Delevoye, au moins, on comprenait tout !
La parole est à M. le Premier ministre. (Vifs applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.)
En effet, le dispositif mis en place permet une bonne articulation entre les quatre piliers qui ont été définis.Le premier est le renforcement opérationnel de la lutte contre le terrorisme. J’ai répondu précédemment à M. Ledoux, qui m’interrogeait à ce sujet, en évoquant en particulier le commandement conjoint et... Lire ▸
Faire le choix de l’immobilisme conduirait à sanctuariser des injustices qui frappent aujourd’hui les femmes, celles et ceux qui exercent des métiers pénibles et ont eu des carrières hachées, ou encore certaines professions indépendantes – je pense en particulier aux agriculteurs. C’est pourquoi je défends depuis... Lire ▸
La preuve que non !
Vous avez parfaitement le droit de ne pas approuver la réforme que nous allons proposer au débat parlementaire.