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8 janvier 2008 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Monsieur le président, madame la garde des sceaux, mes chers collègues, on accuse ce texte de sacrifier aux exigences du droit positif – c'est ce que vous nous disiez, madame Guigou – ou plutôt du positivisme juridique, pour être plus précis, au mépris peut-être d'une approche plus psychosociale du crime, en particulier du crime sexuel.
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2007-2008/20080094.asp#P293_69167
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé

Dans la séance, autour de cette prise de parole

Madame Hostalier, votre temps de parole est écoulé.
…cela revient à les condamner à la prison à vie sur une présomption de criminalité potentielle. C'est aller à l'encontre des principes de la peine et de l'emprisonnement. Une sanction doit répondre à une infraction commise, pas à une présomption d'infraction que l'on pourrait commettre. Là aussi, je... Lire ▸
Voilà une analyse lucide !
La parole est àM. Jean-Frédéric Poisson.
(La prise de parole ci-dessus)
Je n'ai pas utilisé le terme psychosocial, j'ai cité Beccaria !
Je crois, madame, que c'était le sens de la référence que vous avez faite à cet auteur. On fait comme si les personnes dont il est question ici étaient de parfaits innocents…
Mais non !
… que l'on chargerait d'une suspicion indue. Et l'on accorde la priorité au doute porté sur leur capacité à récidiver plutôt qu'à la certitude des crimes déjà commis. On veut croire que quinze années de détention ont réparé le psychisme pour le moins esquinté – et parfois bien pire encore – de criminels malades,... Lire ▸