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8 janvier 2008 · Assemblée nationale · délégation aux droits des femmes et l’égalité des chances entre les hommes et les femmes · commission Séance
l'a rassuré en lui précisant que le cours d'histoire des femmes ne représentait qu'un quinzième des cours suivis par les étudiants inscrits en histoire à l'université. Elle a ensuite abordé les points négatifs. Tout d'abord, la féminisation de pans entiers de l'enseignement et des études est souvent mal perçue, tout comme la meilleure réussite des filles. Le féminisme doit aujourd'hui réfléchir à la manière de changer l'attitude des garçons à l'égard de la culture et des études supérieures, ce qui est inédit. Historiquement, ce sont les filles qui sont parties à la conquête du savoir, mais, aujourd'hui, il faut motiver les garçons, et, surtout, faire mentir l'adage selon lequel une profession qui se féminiserait serait une profession qui se dévaloriserait. Par ailleurs, au sein des universités, les nombreux efforts individuels et associatifs pour développer les problématiques liées au genre n'ont pas empêché que cette question reste perçue comme secondaire. Il faut ensuite regretter que les études sur le genre et les femmes n'aient pas davantage de lisibilité culturelle, d'autant plus que les moyens mémoriels ne manquent pas – les commémorations, les panthéonisations, les noms de rue sont autant d'outils symboliques dont l'on ne se saisit pas assez pour marquer la présence des femmes dans notre passé local, national et mondial. Aujourd'hui, 5% seulement des noms de rue sont des noms de femme, et une seule femme est inhumée au Panthéon, Marie Curie, Mme Berthelot n'y étant qu'en tant qu'épouse.
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-delf/07-08/c0708012.asp#P1_105
Fichier d'origine conservé
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

a précisé que les élèves devraient être intéressés à la problématique du genre dès la première année, lequel peut du reste être abordé au travers l'histoire de la famille, de la maternité, de la démographie, du travail et de la politique. L'idéal serait que, parallèlement à des cours spécifiques sur le genre, les... Lire ▸
s'est par ailleurs demandée s'il n'était pas trop réducteur d'enseigner l'histoire contemporaine par le biais de l'histoire du genre et s'est enquise du programme du cours d'histoire contemporaine en troisième année.
a précisé que, au-delà du fait que les enseignants avaient le choix entre plusieurs thèmes, l'histoire des femmes en étant un parmi d'autres, l'enseignement de l'histoire du genre ne concernait que son service à l'université, soit six heures de cours par semaine. Le cours sur l'image et l'histoire au XXe siècle,... Lire ▸
s'est inquiété de ce que l'histoire du XXe siècle, si riche, ne soit ainsi abordée qu'au travers le prisme de l'histoire des femmes,
(La prise de parole ci-dessus)
s'est inquiété de son avis sur la journée des femmes.
s'est dite favorable au maintien de cette journée qui attire l'attention des médias, et a le mérite de relancer les débats, même si certaines femmes la jugent négative. A la suite de Mme Catherine Quéré, Mme Christine Bard a également déploré que peu d'établissements scolaires portent le nom d'une femme. Il faut... Lire ▸
a demandé si Mme Brard souhaitait transformer le musée virtuel en musée réel.
a exprimé le souhait de conserver le musée virtuel, qui pourrait largement servir de laboratoire de réflexion à un musée réel, comme il en existe dans d'autres pays ; les États-Unis en comptent plusieurs, l'Allemagne deux, le Vietnam un, tout comme le Danemark. Il s'agirait d'un moyen de défense de l'histoire et de... Lire ▸