geheim.land Recherche Politique
8 janvier 2008 · Assemblée nationale · délégation aux droits des femmes et l’égalité des chances entre les hommes et les femmes · commission Séance
s'est dite favorable au maintien de cette journée qui attire l'attention des médias, et a le mérite de relancer les débats, même si certaines femmes la jugent négative. A la suite de Mme Catherine Quéré, Mme Christine Bard a également déploré que peu d'établissements scolaires portent le nom d'une femme. Il faut réfléchir aux moyens de faire connaître les textes en faveur de l'égalité et de motiver les acteurs sur le terrain. Tout repose aujourd'hui sur le volontariat, le bénévolat et les passions individuelles, avec les limites que cela comporte. Les associations manquent ainsi cruellement de moyens financiers. Il conviendrait de consolider et d'institutionnaliser cet ensemble, d'où la proposition de créer un musée. Il existe déjà un musée virtuel, Muséa, sur l'histoire des femmes et du genre, édité par l'Université d'Angers, qui s'appuie essentiellement sur le financement du Conseil régional des pays de la Loire, puisque le musée n'a reçu qu'un temps le soutien du Fonds social européen. Ce musée virtuel qui publie des recherches universitaires accessibles à tous a été conçu en partie pour contourner le problème des manuels scolaires qui n'intègrent pas encore, ou insuffisamment, l'histoire du genre. Grâce au FSE, Muséa a pu engager des salariés pendant deux ans, mais il ne fonctionne plus aujourd'hui qu'avec un budget minime alloué par la délégation régionale aux droits des femmes et le conseil régional des Pays de la Loire. Il est donc impossible de financer un webmaster qui aurait pu travailler à sa publicité. La Charte de l'égalité de 2004 a eu beau encourager la création d'un musée virtuel sur l'histoire des femmes et du genre, Muséa, n'a reçu que peu de soutiens financiers, alors même que ses besoins sont finalement modestes.
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-delf/07-08/c0708012.asp#P1_105
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé

Dans la séance, autour de cette prise de parole

a précisé que, au-delà du fait que les enseignants avaient le choix entre plusieurs thèmes, l'histoire des femmes en étant un parmi d'autres, l'enseignement de l'histoire du genre ne concernait que son service à l'université, soit six heures de cours par semaine. Le cours sur l'image et l'histoire au XXe siècle,... Lire ▸
s'est inquiété de ce que l'histoire du XXe siècle, si riche, ne soit ainsi abordée qu'au travers le prisme de l'histoire des femmes,
l'a rassuré en lui précisant que le cours d'histoire des femmes ne représentait qu'un quinzième des cours suivis par les étudiants inscrits en histoire à l'université. Elle a ensuite abordé les points négatifs. Tout d'abord, la féminisation de pans entiers de l'enseignement et des études est souvent mal perçue,... Lire ▸
s'est inquiété de son avis sur la journée des femmes.
(La prise de parole ci-dessus)
a demandé si Mme Brard souhaitait transformer le musée virtuel en musée réel.
a exprimé le souhait de conserver le musée virtuel, qui pourrait largement servir de laboratoire de réflexion à un musée réel, comme il en existe dans d'autres pays ; les États-Unis en comptent plusieurs, l'Allemagne deux, le Vietnam un, tout comme le Danemark. Il s'agirait d'un moyen de défense de l'histoire et de... Lire ▸
s'en est étonné, la thématique de l'histoire des femmes leur paraissant plus porteuse que celle du genre, trop abstraite.
qui est du même avis, a, de surcroît, attiré l'attention de Mme Christine Bard sur la difficulté « à faire passer » la notion de genre.