Anne Baille
Nous devons résoudre au quotidien cette question, s'agissant du générique.
Quand je développe un médicament générique, je dois démontrer que je suis en train de développer un médicament qui sera la reproduction de celui qui existe déjà et qui a fait ses preuves. Ensuite, quand j'arrive devant un médecin ou un pharmacien, je dois lui expliquer que celui qui est fabriqué par les laboratoires Ranbaxy est celui qui lui convient le mieux, car nous sommes douze ou treize laboratoires en concurrence.
Nous avons tous nos stratégies, nos tactiques et nos particularités. Nous travaillons les uns et les autres sur nos gammes, qui ne sont pas exactement les mêmes. Ces particularités répondent à des besoins qui sont différents. Par ailleurs, nous développons tous des services particuliers, par l'intermédiaire de nos visiteurs pharmaceutiques et de nos clients pharmaciens.
Dans ce pays, le marché du médicament générique repose sur un pilier principal : le pharmacien d'officine, qui a le droit de substitution. Tout notre investissement promotionnel, pour développer ce marché, et nos entreprises au sein de ce marché, repose donc sur le pharmacien. Nos équipes vont visiter les pharmaciens d'officine et leur apportent des services. Ensuite, les pharmaciens d'officine prennent leur décision et achètent, ou non, nos produits.
La source —
nosdeputes
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
Maurice Chagnaud
Teva est aujourd'hui le leader mondial du médicament générique. C'est une entreprise israélienne, qui a connu un fort développement à partir des années quatre-vingt aux États-Unis. Elle s'est ensuite développée en Europe, essentiellement par acquisitions, dans un grand nombre de pays européens : Angleterre,...
Lire ▸
Gilles Chaufferin
Boiron est un groupe familial indépendant, qui a soixante-quinze ans aujourd'hui. Ce groupe français fait un peu plus de 400 millions d'euros de chiffre d'affaires, réalisés pour 60 % en France et pour 40 % à l'international, au travers d'une vingtaine de filiales. Il emploie à peu près 4 000 personnes, dont 2 800...
Lire ▸
Marie-Josèphe Baud
Je suis présidente de Sandoz depuis le mois de mars 2007. C'est une filiale, spécialisée dans le domaine des génériques et des biosimilaires, du groupe Novartis. Sandoz est sur le marché français des génériques depuis 2001, essentiellement grâce à l'achat d'une société qui s'appelait GNR. En 2006, à l'issue d'une...
Lire ▸
Je tiens à apporter une information à la connaissance des personnes présentes.
Nous avions prévu d'entendre un représentant des laboratoires homéopathiques au cours de notre première table ronde, en l'occurrence celui des laboratoires Boiron, mais nous avons reçu des appels de la part de certains participants nous...
Lire ▸
Anne Baille
(La prise de parole ci-dessus)
Maurice Chagnaud
Le marché du générique est relativement jeune en France. Certains acteurs ont commencé en 1996-1997, mais les règles ne sont apparues évidentes qu'en 1999, avec le droit de substitution qui a été octroyé aux pharmaciens.
Entre 1996 et 1999, tous les laboratoires présents faisaient le choix du pharmacien, le choix...
Lire ▸
De quelles règles parlez-vous ?
Maurice Chagnaud
Prenez les baisses de prix systématiques sur le médicament générique. Le médicament générique a une logique économique, mais, à un moment donné, il faut laisser aux acteurs le temps d'être efficaces sur le marché. Or, on est allé très vite. On n'a pas attendu que le marché ait atteint 30 % en volume. À peine...
Lire ▸
Catherine Bourrienne-Bautista
L'ensemble de l'industrie des génériques ne génère pas de bénéfices depuis son arrivée sur le marché français. On a demandé aux laboratoires de lancer les produits, d'investir auprès des pharmaciens pour que le marché se développe. Ces investissements pèsent encore très lourd sur les entreprises. Quand...
Lire ▸