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20 décembre 2007 · Assemblée nationale · mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale · commission Séance
Maurice Chagnaud
Prenez les baisses de prix systématiques sur le médicament générique. Le médicament générique a une logique économique, mais, à un moment donné, il faut laisser aux acteurs le temps d'être efficaces sur le marché. Or, on est allé très vite. On n'a pas attendu que le marché ait atteint 30 % en volume. À peine avait-il atteint 7 % que les baisses de prix ont commencé, voici deux ans. Gemme nous avait alertés, et nous avions communiqué à ce sujet. Aujourd'hui, nous nous retrouvons dans la même situation. Nous avons de grands conditionnements à réaliser. Nous devons faire en sorte, et c'est une spécificité française, d'être au plus près du médicament éthique, ce qui nous oblige à avoir des conditionnements spécifiques, ce qui n'est pas le cas des autres pays européens ou anglo-saxons. En France, c'est une question de choix et de qualité, mais cela a un coût. Si l'on accepte de dire que la qualité et le packaging sont nécessaires, qu'il faut du blister et du grand conditionnement ; nous sommes prêts à suivre, mais il faut savoir que, à un moment donné, certains produits ne passeront plus en termes de prix de revient industriel. Sur la base des derniers éléments connus concernant les nouvelles modifications qui s'appliqueront en 2008, 2009 et 2010, on sait, d'ores et déjà, qu'il faudra prendre des décisions et, éventuellement, arrêter certains produits. Dans le domaine hospitalier, c'est encore pire : au bout de trois ou quatre ans, les prix se sont tellement effondrés, que certains acteurs sont obligés de sortir du marché. Il convient donc de faire très attention : nos entreprises sont jeunes, leur équilibre est extrêmement fragile, très lié à l'environnement et aux prises de décisions politiques, logiques avec l'environnement économique, mais sans qu'on ait toujours bien conscience des enjeux industriels que cela représente.
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-mecss/07-08/c0708006.asp#P6_988
Fichier d'origine conservé
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Je tiens à apporter une information à la connaissance des personnes présentes. Nous avions prévu d'entendre un représentant des laboratoires homéopathiques au cours de notre première table ronde, en l'occurrence celui des laboratoires Boiron, mais nous avons reçu des appels de la part de certains participants nous... Lire ▸
Anne Baille
Nous devons résoudre au quotidien cette question, s'agissant du générique. Quand je développe un médicament générique, je dois démontrer que je suis en train de développer un médicament qui sera la reproduction de celui qui existe déjà et qui a fait ses preuves. Ensuite, quand j'arrive devant un médecin ou un... Lire ▸
Maurice Chagnaud
Le marché du générique est relativement jeune en France. Certains acteurs ont commencé en 1996-1997, mais les règles ne sont apparues évidentes qu'en 1999, avec le droit de substitution qui a été octroyé aux pharmaciens. Entre 1996 et 1999, tous les laboratoires présents faisaient le choix du pharmacien, le choix... Lire ▸
De quelles règles parlez-vous ?
Maurice Chagnaud
(La prise de parole ci-dessus)
Catherine Bourrienne-Bautista
L'ensemble de l'industrie des génériques ne génère pas de bénéfices depuis son arrivée sur le marché français. On a demandé aux laboratoires de lancer les produits, d'investir auprès des pharmaciens pour que le marché se développe. Ces investissements pèsent encore très lourd sur les entreprises. Quand... Lire ▸
Marie-Josèphe Baud
On peut aussi parler des rachats de sociétés : M. Maurice Chagnaud a évoqué le rachat de Aivax par Teva et nous pouvons rappeler celui de Gegam-Exal par Sandoz. Ces sociétés étaient sur le marché du générique et subissaient des pertes abyssales par rapport à leur taille.
Anne Baille
S'agissant des prix, il y a, dans notre environnement économique, quelques mesures qui nous paraissent contreproductives. Je peux vous en citer trois. La première est la taxe sur les ventes en gros, dont M. Christian Lajoux vous a parlé tout à l'heure et que nous subissons de plein fouet car elle n'est pas... Lire ▸
Si la franchise est forfaitaire, lorsqu'elle s'applique sur un produit peu cher, la proportion du médicament payée par le patient est plus élevée. Il peut ainsi avoir effectivement le sentiment que le générique est moins bien pris en charge. S'agissant des médicaments homéopathiques, la problématique doit être voisine.