Maurice Chagnaud
Le marché du générique est relativement jeune en France. Certains acteurs ont commencé en 1996-1997, mais les règles ne sont apparues évidentes qu'en 1999, avec le droit de substitution qui a été octroyé aux pharmaciens.
Entre 1996 et 1999, tous les laboratoires présents faisaient le choix du pharmacien, le choix du médecin, le choix d'une stratégie DCI, le choix d'une stratégie de générique « de fantaisie ». Plusieurs solutions étaient possibles. Il fut d'ailleurs très difficile de faire démarrer le médicament générique en France.
Certains acteurs avaient fait très tôt le choix du pharmacien, ce qui était logique. Cependant, on ne pouvait pas demander à un pharmacien d'avoir quinze fois le même produit. À l'époque, Mme Martine Aubry, alors ministre en charge de la santé, accorda un droit de substitution très large, allant jusqu'au médicament princeps, qui permettait au pharmacien de référencer la molécule originale, plus une ou deux molécules génériques, et d'être beaucoup plus efficace.
Nos entreprises sont jeunes, elles ont du mal à se structurer parce qu'elles doivent gérer plusieurs difficultés, à commencer par une croissance très rapide. Aujourd'hui, il y a plus de 300 produits sur le marché. Gérer 300 produits alors que vous démarrez ne se réalise pas du jour au lendemain. Il faut de la qualité, il faut des pharmaciens responsables, il faut libérer des lots, il faut des usines, des centres de conditionnement, etc. En outre, chaque année, en fonction de l'évolution de l'environnement économique, les règles sont un peu modifiées. Cela met l'entreprise en péril, car elle doit chaque année trouver des systèmes encore plus efficaces, pour être toujours aussi compétitive sur le marché.
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Gilles Chaufferin
Boiron est un groupe familial indépendant, qui a soixante-quinze ans aujourd'hui. Ce groupe français fait un peu plus de 400 millions d'euros de chiffre d'affaires, réalisés pour 60 % en France et pour 40 % à l'international, au travers d'une vingtaine de filiales. Il emploie à peu près 4 000 personnes, dont 2 800...
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Marie-Josèphe Baud
Je suis présidente de Sandoz depuis le mois de mars 2007. C'est une filiale, spécialisée dans le domaine des génériques et des biosimilaires, du groupe Novartis. Sandoz est sur le marché français des génériques depuis 2001, essentiellement grâce à l'achat d'une société qui s'appelait GNR. En 2006, à l'issue d'une...
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Je tiens à apporter une information à la connaissance des personnes présentes.
Nous avions prévu d'entendre un représentant des laboratoires homéopathiques au cours de notre première table ronde, en l'occurrence celui des laboratoires Boiron, mais nous avons reçu des appels de la part de certains participants nous...
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Anne Baille
Nous devons résoudre au quotidien cette question, s'agissant du générique.
Quand je développe un médicament générique, je dois démontrer que je suis en train de développer un médicament qui sera la reproduction de celui qui existe déjà et qui a fait ses preuves. Ensuite, quand j'arrive devant un médecin ou un...
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Maurice Chagnaud
(La prise de parole ci-dessus)
De quelles règles parlez-vous ?
Maurice Chagnaud
Prenez les baisses de prix systématiques sur le médicament générique. Le médicament générique a une logique économique, mais, à un moment donné, il faut laisser aux acteurs le temps d'être efficaces sur le marché. Or, on est allé très vite. On n'a pas attendu que le marché ait atteint 30 % en volume. À peine...
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Catherine Bourrienne-Bautista
L'ensemble de l'industrie des génériques ne génère pas de bénéfices depuis son arrivée sur le marché français. On a demandé aux laboratoires de lancer les produits, d'investir auprès des pharmaciens pour que le marché se développe. Ces investissements pèsent encore très lourd sur les entreprises. Quand...
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Marie-Josèphe Baud
On peut aussi parler des rachats de sociétés : M. Maurice Chagnaud a évoqué le rachat de Aivax par Teva et nous pouvons rappeler celui de Gegam-Exal par Sandoz. Ces sociétés étaient sur le marché du générique et subissaient des pertes abyssales par rapport à leur taille.