Gilles Chaufferin
La problématique est assez proche quant à l'impact de la franchise. Pour nous, le prix de fabrication hors taxe est de 0,90 euro. Avec un taux de remboursement de 25 %, la franchise aboutit quasiment à un déremboursement de l'ordonnance, d'autant que, malgré un coût de l'ordonnance beaucoup plus faible, le volume d'unités délivrées peut être plus élevé. Cela induit un coût supplémentaire par rapport à une ordonnance classique.
Par ailleurs, on nous encourage, ce qui n'est pas simple, à envisager d'autres conditionnements, mais les investissements industriels que cela implique sont très difficiles à supporter.
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Catherine Bourrienne-Bautista
L'ensemble de l'industrie des génériques ne génère pas de bénéfices depuis son arrivée sur le marché français. On a demandé aux laboratoires de lancer les produits, d'investir auprès des pharmaciens pour que le marché se développe. Ces investissements pèsent encore très lourd sur les entreprises. Quand...
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Marie-Josèphe Baud
On peut aussi parler des rachats de sociétés : M. Maurice Chagnaud a évoqué le rachat de Aivax par Teva et nous pouvons rappeler celui de Gegam-Exal par Sandoz. Ces sociétés étaient sur le marché du générique et subissaient des pertes abyssales par rapport à leur taille.
Anne Baille
S'agissant des prix, il y a, dans notre environnement économique, quelques mesures qui nous paraissent contreproductives. Je peux vous en citer trois.
La première est la taxe sur les ventes en gros, dont M. Christian Lajoux vous a parlé tout à l'heure et que nous subissons de plein fouet car elle n'est pas...
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Si la franchise est forfaitaire, lorsqu'elle s'applique sur un produit peu cher, la proportion du médicament payée par le patient est plus élevée. Il peut ainsi avoir effectivement le sentiment que le générique est moins bien pris en charge.
S'agissant des médicaments homéopathiques, la problématique doit être voisine.
Gilles Chaufferin
(La prise de parole ci-dessus)
Que pensez-vous de la remise en cause des marges arrière, dans le cadre de la politique de développement du générique ?
Pensez-vous que cette remise en cause mettra un frein, voire stoppera le développement du générique ? Car le but est de baisser encore le prix du générique.
Maurice Chagnaud
Dans tous les pays européens, on a tendance à se rapprocher de la pharmacie. Le pharmacien est à la fois un acteur de santé et un acteur économique. Il a sa propre entreprise. Si l'on fait un rapide calcul, compte tenu de la répartition entre les produits soumis au tarif forfaitaire de responsabilité (TFR) et les...
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Anne Baille
La situation est désormais satisfaisante s'agissant des marges arrière sur les médicaments génériques, notamment grâce à la régulation introduite par la loi Dutreil. Non seulement tout travail mérite salaire, mais il n'est, en l'occurrence, pas facile d'opérer la substitution d'un produit, d'autant que nous lançons...
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Catherine Bourrienne-Bautista
Le pharmacien doit en effet conserver un intéressement à la délivrance de médicaments génériques, mais il convient sans doute de réfléchir à l'implication d'autres acteurs qui n'ont pas encore pris leur part dans le développement de ce marché, notamment, les médecins.