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20 décembre 2007 · Assemblée nationale · mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale · commission Séance
Anne Baille
La situation est désormais satisfaisante s'agissant des marges arrière sur les médicaments génériques, notamment grâce à la régulation introduite par la loi Dutreil. Non seulement tout travail mérite salaire, mais il n'est, en l'occurrence, pas facile d'opérer la substitution d'un produit, d'autant que nous lançons environ 40 à 50 nouvelles spécialités chaque année ce qui signifie que, une fois par semaine, les pharmaciens doivent s'informer sur la nature d'un nouveau médicament et repérer les patients qui peuvent être concernés. Cela justifie leur sur-rémunération. Existe-t-il un risque d'atténuation de la dynamique du marché des génériques ? Compte tenu de la baisse des prix, nous ne pouvons pas investir plus alors qu'il aurait sans doute été possible de dégager des moyens pour nos entreprises, mais aussi, peut-être, pour les officines, afin d'en poursuivre le développement. Nos entreprises internationales, enfin, investissent à perte depuis quelques années et je ne suis pas certaine que l'on pourra convaincre longtemps nos commettants de continuer ainsi.
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-mecss/07-08/c0708006.asp#P6_988
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Si la franchise est forfaitaire, lorsqu'elle s'applique sur un produit peu cher, la proportion du médicament payée par le patient est plus élevée. Il peut ainsi avoir effectivement le sentiment que le générique est moins bien pris en charge. S'agissant des médicaments homéopathiques, la problématique doit être voisine.
Gilles Chaufferin
La problématique est assez proche quant à l'impact de la franchise. Pour nous, le prix de fabrication hors taxe est de 0,90 euro. Avec un taux de remboursement de 25 %, la franchise aboutit quasiment à un déremboursement de l'ordonnance, d'autant que, malgré un coût de l'ordonnance beaucoup plus faible, le volume... Lire ▸
Que pensez-vous de la remise en cause des marges arrière, dans le cadre de la politique de développement du générique ? Pensez-vous que cette remise en cause mettra un frein, voire stoppera le développement du générique ? Car le but est de baisser encore le prix du générique.
Maurice Chagnaud
Dans tous les pays européens, on a tendance à se rapprocher de la pharmacie. Le pharmacien est à la fois un acteur de santé et un acteur économique. Il a sa propre entreprise. Si l'on fait un rapide calcul, compte tenu de la répartition entre les produits soumis au tarif forfaitaire de responsabilité (TFR) et les... Lire ▸
Anne Baille
(La prise de parole ci-dessus)
Catherine Bourrienne-Bautista
Le pharmacien doit en effet conserver un intéressement à la délivrance de médicaments génériques, mais il convient sans doute de réfléchir à l'implication d'autres acteurs qui n'ont pas encore pris leur part dans le développement de ce marché, notamment, les médecins.
Comment réagissez-vous en cas de contournement de médicaments génériques : disposez-vous d'un moyen d'action ou pouvez-vous, à tout le moins, donner un avis ?
Maurice Chagnaud
Il n'est pas possible de donner un avis, mais une telle pratique fait partie des règles du jeu. Si cela nous empêche de réaliser une économie, nous sommes également incités et contraints à oeuvrer pour rattraper le chiffre d'affaires. À un certain stade, il n'y a de toute façon plus d'échappatoire. La durée de vie... Lire ▸
Marie-Josèphe Baud
Je suis d'accord avec M. Maurice Chagnaud : cela fait partie des règles du jeu et ce n'est pas nous qui pourrons mettre en place une régulation.