Anne Baille
Je souhaite que cela soit possible, mais je n'en ai pas les moyens. La « fuite de prescription hors du répertoire » n'est pas due à la mauvaise volonté des médecins et il faut bien par ailleurs que les laboratoires d'innovation promeuvent de nouvelles molécules. Il s'agit bien plutôt d'une responsabilité collectivité : que voulons-nous ?
En outre, la promotion du maintien de la prescription des standards thérapeutiques doit s'accompagner d'une réflexion sur leur nature que l'AFSSAPS et la HAS peuvent fort bien mener en indiquant ce que doit être, par exemple, l'utilisation de la première génération de statines par rapport à la deuxième. Enfin, à force de vouloir faire trop d'économies, il ne faut évidemment pas priver les patients des bénéfices thérapeutiques de l'innovation.
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Maurice Chagnaud
Teva est également intéressée par les bio-similaires, mais l'investissement en R&D et le taux de succès en bio-équivalence n'ont en l'occurrence rien à voir avec l'investissement générique : les études de bio-équivalence dans le générique s'élèvent entre 600 000 et 2 millions d'euros quand, dans le bio-similaire,...
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Anne Baille
Les bio-similaires étant en outre des médicaments dont la matière première est biologique, il n'est possible d'optimiser les processus industriels que jusqu'à un certain point, lequel ne sera jamais comparable à celui qu'il est possible d'obtenir dans la chimie classique.
Marie-Josèphe Baud
J'ajoute que, en tant que laboratoire de génériques, nous disposons de services de pharmaco-vigilance qui se montrent encore plus vigilants, bien entendu, avec ce type de produits.
Pouvez-vous promouvoir les génériques auprès des médecins ?
Anne Baille
(La prise de parole ci-dessus)
Maurice Chagnaud
Nous disposons de 300 produits et nous en aurons 600 en 2011 : il est inimaginable d'en faire la promotion auprès des médecins car cela coûterait une fortune. Une solution possible consisterait à utiliser les logiciels informatiques de manière à ce que l'ordonnance indique systématiquement les deux produits, sous...
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Catherine Bourrienne-Bautista
Les laboratoires ne peuvent certes pas aller voir tous les médecins pour les inciter à prescrire des médicaments génériques, mais ceux-ci disposent de plus en plus de logiciels d'aide à la prescription qui les informent des coûts de l'inscription d'un produit au répertoire et de sa possible substitution. De plus,...
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Comment les laboratoires Boiron procèdent-ils auprès des médecins ? Interviennent-ils uniquement auprès de ceux qui sont déjà homéopathes ? Les incitent-ils à se tourner vers l'homéopathie ?
Gilles Chaufferin
Notre action est relativement limitée, les médecins choisissant eux-mêmes de se former et d'embrasser cette discipline ; en outre, nous n'aurions pas les moyens de les solliciter : nous disposons de 80 visiteurs médicaux quand Sanofi en a 2 600 et que l'on en dénombre 23 000 en tout dans notre pays.
Nous sommes...
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