Maurice Chagnaud
Teva est également intéressée par les bio-similaires, mais l'investissement en R&D et le taux de succès en bio-équivalence n'ont en l'occurrence rien à voir avec l'investissement générique : les études de bio-équivalence dans le générique s'élèvent entre 600 000 et 2 millions d'euros quand, dans le bio-similaire, les sommes se situent entre 50 et 70 millions de dollars. À cela s'ajoute que, dans le cas d'espèce, les chances de réussite ne sont que de 50 %.
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Dans les années à venir, un grand nombre de médicaments arriveront dans le champ du « génériquable ». Qu'en est-il précisément ? Comment les laboratoires sont-ils organisés ?
Maurice Chagnaud
Chaque pays européen produit des brevets à peu près en même temps. Nous disposons en l'état de plus de 700 produits en développement pour être capables de lancer le brevet le jour J dans tous les pays d'Europe. Parce que cela demande des investissements très importants, nous essayons de mettre au point de nouveaux...
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Anne Baille
La substitution dans le répertoire s'effectue aujourd'hui par groupes génériques ; il s'agit d'une définition réglementaire du médicament générique en référence à l'autorisation de mise sur le marché (AMM). Or les médicaments de demain seront de plus en plus complexes et relèveront du bio-similaire ou associeront...
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Marie-Josèphe Baud
Si moins de grandes molécules tomberont dans le domaine public à partir de 2010, nombre de brevets de produits de biotechnologies expireront, ce qui représente des enjeux financiers très importants et implique une approche différente. Sandoz expérimente cela avec une hormone de croissance. Alors qu'avec les...
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Maurice Chagnaud
(La prise de parole ci-dessus)
Anne Baille
Les bio-similaires étant en outre des médicaments dont la matière première est biologique, il n'est possible d'optimiser les processus industriels que jusqu'à un certain point, lequel ne sera jamais comparable à celui qu'il est possible d'obtenir dans la chimie classique.
Marie-Josèphe Baud
J'ajoute que, en tant que laboratoire de génériques, nous disposons de services de pharmaco-vigilance qui se montrent encore plus vigilants, bien entendu, avec ce type de produits.
Pouvez-vous promouvoir les génériques auprès des médecins ?
Anne Baille
Je souhaite que cela soit possible, mais je n'en ai pas les moyens. La « fuite de prescription hors du répertoire » n'est pas due à la mauvaise volonté des médecins et il faut bien par ailleurs que les laboratoires d'innovation promeuvent de nouvelles molécules. Il s'agit bien plutôt d'une responsabilité...
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