Avez-vous pu comparer la vitesse de pénétration des nouvelles molécules dans les différents pays ? Avez-vous pu établir des tableaux comparatifs pour savoir quel temps met une molécule pour pénétrer de manière conséquente en France, en Italie, en Espagne, etc., dans les pays où vous intervenez ? Y a-t-il un rapport évident entre cette vitesse de pénétration et le système de prise en charge des pays, notamment celle des assurances de base ?
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Christophe Weber
Chaque organisation a sa propre méthodologie pour faire ses choix d'investissement recherche, mais ces choix se font dix ou quinze ans avant le lancement du médicament. Dans ces conditions, il y a énormément d'incertitudes : on ne sait pas quelle sera la thérapeutique, d'autres médicaments sont développés par...
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Sabine Dandiguian
Il y a quelques années, on célébrait les décisions d'AMM. Maintenant, on célèbre les autorisations de remboursements. Aujourd'hui, le développement clinique doit intégrer la valeur ajoutée, d'abord pour le patient, pour le thérapeute, mais aussi pour le système de santé. La pression a changé. Aujourd'hui, quand on...
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Jean-Christophe Tellier
Je pense que la segmentation entre le médical et l'économique est un élément essentiel. Comme le disait M. Christophe Weber, le point de départ est toujours médical. L'un des dangers dans la construction du système futur serait de vouloir trop tôt et trop complètement intriquer l'économique au médical. Selon moi,...
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Louis Couillard
Il faut sept à dix ans pour développer une molécule. La difficulté est d'anticiper le standard de prise en charge dans cette pathologie et les critères qui seront utilisés par les autorités pour évaluer cette amélioration. La prise en compte de ces bases de données nous permettrait d'améliorer l'observance...
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(La prise de parole ci-dessus)
Christophe Weber
Le groupe LIR a réalisé une étude comparative des taux de pénétration. La conclusion qui en a été tirée est qu'il est quasiment impossible d'apporter une réponse ferme. En fait, il y a des spécificités très fortes en fonction des médicaments.
Par exemple, la France a un atout, l'ATU ou autorisation temporaire...
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Jean-Christophe Tellier
Il est exact que les ATU et les procédures de dépôt de prix sur les ASMR I, II et III ont permis à la France de venir sur les niveaux de prix européens et sur des délais d'accès pour les patients à ces molécules assez proches de ce qui existe dans les autres pays.
Il s'agit en général de produits ou de pathologies...
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Vous avez souligné le manque d'études épidémiologiques. Quel serait, selon vous, le modèle dont nous devrions nous rapprocher ?
Christophe Weber
On se rend compte qu'en France, il n'existe pas de gestionnaire de soins. La CNAMTS n'a pas un tel mandat, la HAS non plus. Pour qu'il y en ait un, il faut à la fois qu'il soit bien identifié et qu'il puisse couvrir l'ensemble des soins d'une pathologie donnée.
Les bases de données les plus robustes, actuellement,...
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